Viols à l'université : L'USC au coeur du scandale

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L'université de Californie du Sud est sous le feu des projecteurs, pour de mauvaises raisons. L'université est accusée de ne pas traiter avec sérieux les victimes de viol sur le campus. Explications avec meltyCampus

meltyCampus vous en parlait il y a a quelques jours, l'Université de Californie du Sud (USC) est accusée de négligence dans des affaires de viols sur son campus. En effet, l’administration a estimé la semaine dernière que si le violeur n'a pas obtenu d'orgasme, il n'y a pas de viol. Une réaction qui a naturellement choqué l’opinion publique américaine, mais aussi internationale. Le scandale est venue par la voix de Tucker Reed, victime de viol par son ex petit ami en 2010 ''J'ai dit non. Mais mon humanité n'a pas d'importance pour lui'' avait elle déclaré. Les procureurs en charge de l'enquête ont eux décidé de ne pas donner suite à cette affaire. Choquée, la jeune fille a alors décidé de lancer ''un appel pour réveiller les consciences''. Elle a ainsi réussi à mobiliser plus d'une dizaine de victimes dans son université ayant vécu une histoire similaire, mais aussi dans d'autres universités à l'instar de l'université de Berkeley et de Darmouth College. Suite à leurs plaintes, une enquête fédérale a été lancée le 26 juin par le Bureau des Droits Civiques du Département de l'Education (OCR). En tout, seulement trois cas ont été examinés de manière approfondie. La présidente de l'Université de Californie du Sud a elle déclaré vendredi que l'OCR avait rejeté l'accusation selon laquelle son université avait un ''environnement hostile''.

Viols à l'université : L'USC au coeur du scandale

Selon Elizabeth Garrett, l'enquête a déterminé ''qu'il n'y avait pas suffisamment de preuves pour poursuivre cette affirmation'' avant d'ajouter que les procureurs avaient décidé de se pencher sur trois cas en particulier ''notre université est toujours en examen et nous allons pleinement collaborer avec l'OCR''. De son côté Tracker Reed a réagi, depuis sa maison de famille située dans l'Oregon, en évoquant une enquête réalisée auprès de 200 étudiantes ''presque la moitié (47%) a déclaré avoir subi des violences sexuelles et avoir constaté que la sécurité de l'école ainsi que ces services médicaux et psychologiques étaient inadéquats''. Par ailleurs, de plus en plus de scandales éclatent dans les fraternités étudiantes qui sont accusées d'être des usines à viol. En plus des pressions de l'université, la jeune fille doit faire face à celle des réseaux sociaux. En effet, de nombreuses personnes ont accusé Tracker de mentir sur sa propre histoire, puisqu'elle est restée en couple avec son ex-petit plus d'un an après le viol de décembre 2010. A la rentrée prochaine, Tracker Reed, qui s'est éloignée de l'USC durant le scandale, retournera sur les bancs de l'université pour une ultime année d'étude. Pensez vous que l’administration essaye de minimiser cette affaire ?

Viols à l'université : L'USC au coeur du scandale - photo
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