Viols à l'Université de Yale : Les coupables continuent leurs études

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La prestigieuse université de Yale est mise en cause pour traiter avec légèreté des affaires d'agressions sexuelles. Six étudiants reconnus coupables de viols, continuent leurs études, sans grande conséquence. Zoom avec meltyCampus.

La polémique dans les universités américaines ne s'arrête plus comme le révèle un article du journal anglais The Independent. Récemment, plusieurs facs étaient mises en cause pour traiter de manière négligente les viols et agressions sexuelles de nombreuses étudiantes. Le cauchemar continue pour les victimes, cette fois-ci dans la prestigieuse université, Yale, qui figure parmi les plus courues des Etats-Unis. Six étudiants, reconnus coupables de "relations sexuelles non consenties", par le comité de l'Université sur les mauvais comportements sexuels, sont autorisés à poursuivre leurs études, comme si de rien n'était. En fait, seul l'un d'entre eux a été suspendu, pour deux semestres avec une probation pour le reste de ses études. Quatre étudiants ont fait l'objet d'avertissements écrits. L'un de ces derniers doit suivre un stage sur les rapports avec le sexe opposé. Un traitement qui semble bien léger pour des affaires aussi graves. Mais la tradition n'est pas nouvelle. En octobre 2010, une fraternité de Yale chantait les paroles "No means Yes, Yes means Anal" ("non veut dire oui, oui veut dire anal") lors d'une initiation. Un sens de l'humour douteux, que vous pouvez entendre ci-dessous, qui révèle une perception erronée des rapports avec la gente féminine.

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Ce fait divers ressort d'un rapport sur les mauvaises conduites sexuelles datant du 1er janvier 2013, publié récemment. Ce qu'il y a de plus curieux, c'est la perspective de l'université qui commente près de la sentence :" Les différentes punitions décrites dans ce rapport montrent notre détermination de sanctionner durement quand les faits sont avérés". Un stage et une suspension pendant deux semestres semblent pourtant particulièrement légers. Yale a comme pour se justifier, ajouté que "le rapport ne pouvait pas établir la diversité et la complexité des circonstances des plaintes ou même les facteurs qui ont déterminé les conséquences et les sanctions". On se demande bien quelles sont les circonstances en question : le lieu, la personne, l'heure ? Le rapport global récapitule 61 affaires d'agressions sexuelles, indépendantes des unes des autres, sur le premier semestre de 2013 sur le campus de Yale, soit le plus élevé depuis les débuts du Comité en 2011. Un état des lieux alarmant qui révèle un climat douteux sur la question du viol. Parce que l'usage dans le rapport des termes « relations sexuelles non consenties » au lieu de "viols" ou d'"agressions" semble presque étouffer la gravité du problème. Heureusement, d'autres résistent : une pétition pour punir le viol à Yale est en ligne. Une autre pour secouer les puces de l'administration de Yale afin de "se positionner contre les mauvaises conduites sexuelles" également. Les signatures ne sont que trop peu nombreuses pour le moment. Connaissez-vous des jeunes femmes victimes de viols à la fac ?

Viols à l'Université de Yale : Les coupables continuent leurs études - photo
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Source : Independent UK