Vie étudiante : Quand les universités essaient de faire taire les victimes de violences sexuelles

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Plusieurs universités américaines menacent leurs étudiants victimes de violences sexuelles si ces derniers venaient à en parler au grand jour. meltyCampus vous en dit plus sur ce bad buzz.

Il semblerait que nos amis américains aient une approche particulière de la vie privée. Écoutez les communications quotidiennes des citoyens ? Pas de soucis. Parler des violences sexuelles que l'on subit ? Hors de question ! En effet, le sexe reste quelque chose de houleux au sein des campus, avec par exemple cet étudiant forcé d'avoir des pratiques sexuelles avec un autre lors d'un bizutage. En ce moment, c'est l'Université de Columbia, située à New York, qui est au centre d'un buzz vraiment naze. Elle a demandé à ses étudiants, victimes d'agressions sexuelles de garder le silence. Ainsi, Vanessa (un pseudo) a été longuement en couple avec un homme violent et plus qu'entreprenant. Lorsqu'elle demande une enquête sur sa vie de couple et le passé de son compagnon, elle reçoit un mail de la part des responsables de sa fac. On lui annonce qu'une investigation est en cours et on l'intime de signer un contrat de non-divulgation. Elle n'a plus le droit de fréquenter son copain … et de parler à qui que ce soit des violences sexuelles qu'elle a subi. Si elle rompt ce pacte, elle risque l'exclusion pure et simple.

Vie étudiante : Quand les universités essaient de faire taire les victimes de violences sexuelles

"J'ai gâché plusieurs mois de ma vie à m'inquiéter d'une éventuelle exclusion" a-t-elle déclaré au Huffington Post. Mais l'Université de Columbia n'est pas la seule à appliquer ce genre de "règles". Dans d'autres établissements, comme le Pomona College en Californie, même prononcer le nom de son agresseur est défendu. Ce genre de procédés, dans le cadre d'une enquête résolue, a été déclaré illégal par le Département de l'Éducation américain. Cependant, la loi est plus floue pour les investigations en cours ce qui permet aux écoles de réprimer la liberté de paroles des élèves. C'est ironique de la part d'un pays où le premier amendement de la constitution est l'un des plus souples en matière de liberté d'expression. Heureusement qu'il existe des stars comme Lady Gaga, pour combattre les viols à la fac ! Que pensez-vous de ce type de "règles" ?