UPMC : Portrait d'Apolline, 19 ans, étudiante en médecine

Ecrit par

Apolline est étudiante en médecine, a réussi son concours de première année, et a acceptée d’être suivie par meltyCampus au cours de sa deuxième année à l’UPMC

Déterminée. Très jeune elle sait déjà ce qu’elle veut faire : la pédiatrie. « A huit ans, je voulais déjà soigner les autres gamins. » Dès lors, elle décide de mettre toutes les chances de son coté. Elle passe son bac S avec mention bien dans un lycée parisien. « J’ai pris spé physique, j’avais pas le niveau pour les maths de toute façon, et puis, c’est mieux pour faire médecine. » Elle souhaite être admise à l’Université Pierre et Marie Curie, la meilleure faculté de médecine selon elle, une faculté innovante au minimum. « C’est l’une des rares écoles de médecine qui ai une bonne ambiance, pas de bordel ou de concurrence par exemple. » Sur les rails, l’étudiante effectue une préparation avant sa rentrée, comme beaucoup, pour être dans le bain le plus rapidement possible. « Je savais que c’était très difficile, je souhaitais me donner toutes les clés possibles ».

UPMC : Portrait d'Apolline, 19 ans, étudiante en médecine

Travailleuse. Elle découvre alors l’univers auquel elle espérait être préparée et, s’il était possible de l’être, elle l’était visiblement. « J’ai été agréablement surprise. Je savais que c’était très difficile, ne plus avoir de vie sociale pendant un an, mais la motivation suffit. » D’après Apolline, n’importe quel étudiant motivé peut réussir, « le concours, un QCM, ne cherche qu’à voir si l’étudiant est capable d’apprendre par cœur bêtement ». Elle a le mérite d’être franche ! Dès lors elle travaille de 8h30 à 21h, avant de rentrer chez elle, où elle se refuse à sortir ses cours, pour ne pas s’étouffer. Passer ses journées dans le bâtiment « construit en URSS », n’est pas plaisant, mais l’ambiance de l’UPMC aide. Un regret : « le stress du concours gâche l’intérêt des cours dispensés, on ne profite pas de sa première année. »

UPMC : Portrait d'Apolline, 19 ans, étudiante en médecine

Résurrection. Apolline survit à l’échéance elle peut poursuivre son rêve. Première étape, le stage infirmier en début d’année : « c’est le type de stage où tu n’es rien, tu es inutile, tu ne sais qu’à peu près comment ça (le corps humain ndlr) marche ». Avec ses trois cent camarades, en vitesse de croisière désormais, elle peut ressusciter sa vie sociale. « Tout est sur poly ou sur internet, on n'est pas obligé d’aller en cours ». C’est également le retour du plaisir d’apprendre, et même d’enseigner. Les deuxièmes années sont en effet tuteurs des premières années. « La fac organise un vrai soutient aux premières années, ils sont très encadrés. Je peux rendre ce que j’ai reçu, c’est cool ». Dans le même esprit, elle a décidé de travailler dans la prépa qui l’avait accompagnée. « C’est très possible de faire sans, mais c’est rassurant d’avoir une prépa en première année ». Désormais, il ne lui reste plus que cinq années avant d’avoir les connaissances d’un médecin généraliste, et encore quatre années de spécialisation en pédiatrie. Au minimum, car Apolline ne sait pas encore si elle ne se spécialiseras pas davantage dans la pédiatrie car « hormis la gériatrie, toutes les spécialités sont possibles en pédiatrie ! ».

UPMC : Portrait d'Apolline, 19 ans, étudiante en médecine

Humaine. On peut se le demander légitimement : une personne qui dès ses huit ans se prépare tel un moine bouddhiste aux études qui la mèneront à son rêve professionnel est-elle réellement humaine ? Cette étudiante l’est pourtant. Seules ses études l’ont empêchée d’avoir une vie sociale : « seuls ceux qui ont fait médecine peuvent comprendre ce que c’est ». Les innombrables associations de l’UPMC, dont celle de médecine, l’intéressent même si pour l’instant seules deux lui ont fait franchir le pas. SOL6, l’association humanitaire de l’université, avec laquelle elle espère effectuer des voyages humanitaires, et AOMI, l’association des œnologues du campus. « Ce sont des gens très snobs, mais passé la première heure de dégustation, l’ambiance se détend, et les saucissons et fromages rejoignent la table, c’est cool ».

UPMC : Portrait d'Apolline, 19 ans, étudiante en médecine