Universités privées, universités publiques : Quelles différences ?

Ecrit par

En France, l'université est synonyme de gratuité, ou presque. Les universités privées sont rares et méconnues. Université privée contre université publique, meltyCampus vous en dit plus…

Pour beaucoup, l'avantage de la fac, c'est qu'il n'y a "que" les frais d'inscription à payer. Soit environ 300 euros, en fonction de l'université. Face à certaines écoles privées, dont les montants peuvent facilement atteindre 8 000 à 10 000 euros l'année, le calcul est vite fait. Pourtant, les frais réduits de l'université ne jouent pas forcément en sa faveur. En France plus que partout ailleurs en Europe, les universités sont parfois moins bien considérées que les écoles privées. Laxisme, bâtiments en mauvais état, manque de moyens financiers… les critiques ne manquent pas, à tel point que certains élèves en arrivent à écrire des lettres ouvertes, pour rétablir la vérité sur leur faculté. Mais alors que la lutte école privée/université fait rage, il existe une autre alternative, très peu connue du grand public…

Universités privées, universités publiques : Quelles différences ?

Les universités privées, cela vous parle ? Non pas vraiment… Rassurez-vous, vous n'êtes pas les seuls. Ces établissements privés sont peu connus du grand public et d'ailleurs, ils ne font pas beaucoup de publicité. En France, les universités privées sont des établissements religieux, de confession catholique ou protestante. On en compte une dizaine au total, à dominante catholique. Mais ce n'est pas parce que ces établissements sont peu connus qu'ils se situent dans "des trous perdus". Au contraire, on les trouve dans des villes dîtes étudiantes : Rennes, Montpellier, Toulouse, Paris, Lyon… Nul besoin de s'exiler pour intégrer une de ces universités !

Mais concrètement, y-a-t-il une différence entre l'enseignement dans une université privée et une université publique ? À première vue, la réponse est non. En tout cas en ce qui concerne les formations proposées. Publiques ou privées, on retrouve globalement les mêmes filières en licence : droit, langues, lettres, histoire, sciences humaines, mathématiques, sciences politiques… Les masters eux, sont un peu moins nombreux dans les universités privées, chacune jouant sur trois ou quatre spécialisations. À noter aussi : certaines universités privées proposent des formations en théologie, comme l'Institut Catholique de Toulouse.

Universités privées, universités publiques : Quelles différences ?

Enfin, comme tout établissement privé, les universités privées ont un coût ! Celui-ci peut varier en fonction de l'université, de la filière choisie, du niveau d'études (Licence ou Master) et des revenus familiaux. Ainsi, une formation en Droit à l'université Catholique de Lyon varie entre 1846 à 3713 €. À l'Institut Catholique d'Etudes Supérieur de La-Roche-sur-Yon en Vendée, il faudra compter environ 3000 euros. Enfin, à l'Institut Catholique de Paris, les frais de scolarité varient en fonction des revenus des familles, selon un classement en trois groupes. Pour justifier ses frais qui peuvent sembler démesurés face aux 300 euros du public, les universités privées tablent sur un meilleur encadrement des élèves, moins livrés à eux même que dans le public. Avec un nombre de places réduit, les effectifs plus restreints peuvent en effet permettre une meilleure prise en charge. Toutefois, intégrer une université privée reste un choix. Moins connus que les établissements publics, les diplômes des universités privés peuvent parfois être dévalorisés face à un diplôme de la Sorbonne-Panthéon par exemple, en bonne position dans le QS World University Ranking 2013…

Universités privées, universités publiques : Quelles différences ?