Université Strasbourg : Des restes de victimes du nazisme découverts à l'Institut !

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Une rumeur affirmait que des restes de victimes juives avaient été retrouvés à l’université de Strasbourg. Cette annonce choc vient d’être confirmée. Retour sur les faits.

En début d’année, Michel Cymes publiait son livre, “Hippocrate en enfer” et affirmait qu’il restait des restes de victimes juives à l’université de Strasbourg. meltyCampus vous racontait donc l’histoire de cette université qui abritait Augustin Hirt, un anatomiste de l’Institut d’Anatomie de Strasbourg qui collectionnait les squelettes de personnes juives. En 1843, il avait même demandé à ce que l’on gaze 86 hommes et femmes juifs pour sa collection. Les corps avaient ainsi été transportés à l’institut de l’université nazie de Strasbourg appelé à l’époque, la Reichsuniversität. Face à de telles rumeurs qui ne viennent que dégrader l’image de l’université, le directeur avait tenu à affirmer qu’il ne restait plus aucun corps ni restes de ces victimes juives. Malheureusement pour lui, la découverte du chercheur Raphaël Toledano vient mettre en lumière un passé douloureux. Ce dernier aurait retrouvé à l’Institut d’anatomie de Strasbourg des restes de chair humaine dans un bocal et dans de nombreuses éprouvettes.

Université Strasbourg : Des restes de victimes du nazisme découverts à l'Institut !

La majeure partie des victimes juives avaient été peu après la libération de 1944 retrouvée et rapidement inhumée dans un cimetière juif. Selon le Parisien, c’est grâce à une lettre datant de 1952 du professeur Camille Simonin que ces restes auraient pu être retrouvés. Ce dernier était chargé d’étudier les crimes du docteur Hirt qui faisait “mention de bocaux contenant des prélèvements effectués au cours des autopsies judiciaires réalisées sur les victimes juives de la chambre à gaz du Struthof”. Après plusieurs recherches, Raphaël Toledano a réussi à trouver “un bocal contenant des fragments de peau d’une victime de chambre à gaz” et “deux éprouvettes renfermant le contenu de l’intestin et de l’estomac d’une victime et un galet matricule utilisé lors de l’incinération des corps”. Chers étudiants, ne vous méfiez pas des bocaux que vous pourriez retrouver dans certaines salles de l’université car les recherches du docteur Hirt n’ont été faites qu’à l’Institut d’anatomie. Face à ces morbides découvertes, nous préférons nous rappeler qu’une étudiante a validé sa thèse (rejetée par les nazis) à 102 ans !

Source : Le Parisien