Triche : La montre connectée, la nouvelle arme pour tricher !

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Les premières fois sont rarement glorieuses. Un étudiant d'une école de commerce suisse détient désormais le triste record de premier tricheur pris sur le fait avec une montre connectée. meltyCampus raconte :

"Travailler, c'est trop dur. Et voler, c'est pas beau." Notre champion du jour aurait pu méditer les paroles de la chanson d'Alpha Blondy. Cet étudiant de l’école de commerce Aimée-Stitlemann près de Genève s'est fait pincer en train de tricher avec une montre connectée pendant son examen. Les portables planqués dans les toilettes pour appeler discrètement un pote, c'est dépassé. La tricherie est numérique maintenant ! En matière de truanderie, les étudiants ont souvent une longueur d'avance. Pour le baccalauréat, le ministère de l'Education en France vient tout juste de décréter l'interdiction dans trois ans des calculatrices programmables. Heureusement, le règlement de l'école suisse est suffisamment large. Il stipule notamment que "pendant un examen, l’élève n’a pas le droit de porter un élément susceptible de se connecter à Internet" a déclaré le directeur de l'établissement Marc Genoud au Figaro Etudiant. Il ne faut pas prendre les pions pour des idiots, non plus. "Le surveillant a remarqué qu’il travaillait davantage avec sa montre qu’avec son stylo" a relevé le directeur.

Cet étudiant n'était vraiment pas discret, une caractéristique des tricheurs masculins paraît-il. Les étudiants ignorent ce qu'ils risquent quand ils sont pris sur le fait. Notre tricheur suisse a reçu automatiquement la note de 1. Il faut savoir qu'en Suisse, les étudiants sont notés de 1 à 6. Le 1 désigne la plus mauvaise note, et le 6 la meilleure. L'élève a également été sanctionné par l'école. "Ce cas de figure est une première. Mais au vu de l’évolution des technologies, c’était à prévoir et la problématique va encore se développer" remarque Marc Genoud. Une bonne antisèche est la plus discrète possible. Nous connaissions le traditionnel bout de papier, le portable dans la trousse ou la gomme aide-mémoire... Dans la version numérique, cet étudiant français avait tenté le coup avec une oreillette électronique. Les montres connectées sont traîtres pour les surveillants, parce qu'elles ressemblent beaucoup aux montres traditionnelles. Peut-être faudra-t-il à l'avenir interdire aux candidats de se servir de leur propre montre dans les salles d'examen, histoire de remettre les pendules à l'heure ?

Source : Figaro Etudiant