Triche : Deux étudiants du Havre en garde-à-vue !

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Deux copies trop semblables sont souvent signe de tricherie. Le professeur de ces deux étudiants n'a pas seulement averti le campus, il a aussi appelé la police ! meltyCampus revient sur l'affaire :

Quand on étudie la loi, mieux vaut la respecter. Deux étudiants en droit de la faculté du Havre l'ont appris à leurs dépends selon Digischool. Mercredi 18 février 2015, ils ont été placés tous les deux en garde à vue pendant quelques heures, suite à une histoire de tricherie. Une dizaine de jour plus tôt, leur professeur Pierre Fleury-Le Gros avait porté plainte contre eux à cause de similitudes troublantes dans leurs copies d'examen trimestriel. Directeur du département de droit, l'enseignant est aussi maître de conférence en droit privé, sciences criminelles et... droit de la propriété intellectuelle. Il est donc bien placé pour savoir que la fraude aux examens est une infraction pénale, punie de trois ans d'emprisonnement et de 9 000 euros d'amende. Cet autre étudiant avait écopé de trois mois de prison pour triche avec une oreillette. Les deux mis en cause ne s'attendaient pas à cela. "Ils étaient sous le choc en sortant" a déclaré à l'AFP Nicolas Gambé, président de l'Unef pour l'université du Havre. Un rassemblement solidaire étudiant avait été organisé mercredi soir devant le commissariat.

La réaction du professeur est jugée "exagérée" :

En larmes à leur sortie, les deux étudiants supposés fraudeurs ont raconté que les policiers les avaient photographiés avant de prendre leurs empreintes. Un retour brutal à la réalité, quand on sait que 80% des étudiants admettent tricher pendant leurs examens. La plupart d'entre eux ignorent ce qu'ils risquent vraiment. meltyCampus ne sait pas encore si le procureur du Havre compte ou non ouvrir une information judiciaire et transmettre le dossier à un juge d'instruction. Sur le campus de droit du Havre, la méthode musclée du professeur fait débat. L'Unef a dénoncé un excès de zèle de sa part, considérant qu'une simple sanction disciplinaire aurait suffi. Selon une source étudiante révélée par l'Express, le président de l'université Pascal Reghem serait allé dans ce sens au cours d'un conseil d'administration. Il aurait déclaré que le directeur du département de Droit aurait agi "en toute légalité" mais de façon "exagérée". S'il est normal d'attendre d'un étudiant en droit qu'il respecte la loi, il serait dommage de voir l'avenir de ces deux étudiants définitivement compromis. L'enquête suit son cours.

Source : Digischool