Témoignages : "Peu importe dans quelle fac mes enfants iront !"

Ecrit par

Suivre avec attention la scolarité de son enfant, quoi de plus normal ? Pas au point de les programmer dès la naissance pour cette mère de famille.

Choisir son université, c'est toute une histoire. En France, nous avons APB dont les règles ont changé pour 2016. Aux Etats-Unis, la compétition entre élèves démarre parfois dès le jardin d'enfant. Pour mettre toutes les chances du côté de leur progéniture, certains parents blindent leur CV... et leur emploi du temps. Après les jouets éducatifs - que tous les enfants détestent - viennent les cours de football dès 4 ans, le piano à 5 ans, le karaté et le chinois mandarin à 6 ans... et ainsi de suite. Toute cette organisation n'a qu'un seul but, annoncer avec fierté à l'entourage que Junior a enfin été admis à Harvard. Ces parents sur-protecteurs portent un nom. Les pédo-psychiatres les ont surnommés "parents-hélicoptères". Qui douterait de leur bonne volonté ? Ils sont simplement très inquiets pour l'avenir de Junior, dans un monde ébranlé par la crise économique. Mais la stratégie de ces parents-hélicoptères est tout à fait contre-productive. C'est ce que la blogueuse Catherine Pearlman explique au Huffington Post.

Catherine a une idée très arrêtée sur la question du choix de l'université. "Je serai aussi satisfaite s'ils entrent dans un établissement prestigieux que s'ils décident de suivre un cursus professionnel dans un petit établissement près de chez nous. Ils pourraient même décider de faire le tour du monde et de travailler quelques temps avant de choisir une fac et de se lancer dans une carrière professionnelle" explique la jeune femme. Les enfants de Catherine vont encore à l'école primaire. La blogueuse souhaite leur laisser le temps de grandir, et de découvrir leurs véritables centres d'intérêts dans la vie. Comment y arriveraient-ils sans une minute pour s'ennuyer, explorer et inventer de nouveaux jeux par eux-mêmes ? Les enfants surprotégés souffrent souvent du syndrome Rory Gilmore. Ils ne supportent pas la critique, et laissent tomber à la moindre difficulté. Leur personnalité qui n'a pas pu se développer normalement est restée très immature. Catherine Pearlman dénonce l'hypocrisie de ces parents qui poussent leurs enfants à faire du bénévolat... parce que ça fait bien sur un CV. "Ont-ils appris de vraies valeurs ? Je ne crois pas" persifle-t-elle. Aux Etats-Unis, l'inscription se fait exclusivement sur dossier. "J'ai travaillé dans un jury d'admission à la fac. Je peux vous dire après avoir lu des centaines de lettres de motivation que votre enfant [avec toutes ses options/hobbies "originaux"] n'a rien d'original. Il fait exactement comme les autres" écrit-elle. C'est décidé, les enfants de Catherine seront authentiques... et iront à leur rythme. Que penses-tu de cette position ?

Source : Huffington Post