Témoignages : "Ma sœur a eu un cancer quand j'étais à la fac !"

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L'annonce de la maladie grave d'un proche est une épreuve redoutable. Un jour, cette étudiante a appris que sa sœur aînée avait un cancer du sein.

C'est une chose d'apprendre que vous êtes gravement malade. C'est autrement plus rude d'apprendre qu'un de vos proches a un cancer. Siena (19 ans) démarrait ses études à la fac de l'Oregon (côte nord-ouest des États-Unis) quand le ciel lui est tombé sur la tête. La jeune fille se rendait en cours quand son portable sonne. C'est sa sœur adoptive Reyna, de quinze ans son aînée. "J'ai un cancer du sein au stade trois" écrit-elle. Un cancer malin (qui met en danger la vie du patient) évolue toujours en quatre phases. La première correspond à l'apparition d'une lésion cancéreuse unique, de petite taille. Durant la deuxième phase, la lésion grossit. Au cours de la troisième phase, les ganglions lymphatiques sont toujours et la tumeur se répand dans les tissus. La quatrième (et dernière) phase correspond à la multiplication des métastases dans l'organisme. Siena raconte son choc à HerCampus. "Je me suis souvenue de toutes les fois où elle s'était plainte en plaisantant à moitié de son problème de poitrine. Elle avait des montées de lait. Je lui avais toujours dit de consulter" se souvient-elle.

Le problème n'était pas nouveau, mais personne ne s'attendait à une nouvelle aussi grave. "Les premiers symptômes étaient apparus trois ans plus tôt. Ma sœur était manager dans un restaurant, elle n'avait juste pas eu le temps de s'en occuper" explique Siena. Au États-Unis, le suivi médical coûte beaucoup plus cher qu'en France. Par ailleurs, beaucoup de personne ne consultent pas par peur du diagnostique. Pris dans le tourbillon de la vie moderne, beaucoup de personnes oublient de se faire dépister. Ces étudiantes posaient nues pour encourager le dépistage du cancer du sein. En France, une femme sur 10 déclarera un cancer au cours de sa vie. La majorité des malades sont diagnostiquées après 60 ans. La famille fait aussitôt bloc derrière Reyna. "J'avais mes propres problèmes, comme mes examens à passer. Mais je voulais vraiment la soutenir. Un vieil ami a elle a créé une pageFacebook "Le combat de Reyna pour botter le cul du cancer." C'était tout à fait son état d'esprit" raconte Siena. Sa sœur est à Chicago, à des milliers de kilomètres d'elle. Sa chimiothérapie sera "le pire moment d'angoisse que notre famille ait jamais traversé" explique la jeune fille. L'attitude positive de Reyna n'est pas étrangère à sa guérison, pense sa sœur. "A l'octobre 2014, ma sœur n'avait pas eu de rechute depuis deux ans. Elle a été considérée comme guérie" conclut Siena. L'étudiante milite désormais à fond pour le dépistage, et soutient activement les campagnes de dons pour la recherche. Que penses-tu de son histoire ?

Source : HerCampus