Témoignages : "Je suis tombée amoureuse d'un transexuel à la fac !"

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Les identités sexuelles sont souvent définies de manière très rigide. Cette étudiante "complètement hétéro" est pourtant tombée amoureuse d'un trans.

L'histoire d'amour de Chloe n'est pas banale. Quand la jeune fille arrive en première année à la fac, elle ne se pose pas trop de questions sur son identité sexuelle. Hétéro, homo ou bi, la société somme chacun de choisir "son camp" le plus vite possible. Aux Etats-Unis où le communautarisme est une réalité, vous devez faire un choix et vous y tenir. Quand Chloe rencontre Parker, elle voit une jeune femme lesbienne très masculine dans son comportement. Elles flirtent un peu, mais sans qu'il se passe rien de concret. Dans la tête de Chloe comme dans celle de Parker, ce n'est juste pas possible. "Il pensait que j'étais hétéro. Je pensais qu'il était gay. Je me demandais comment je pouvais draguer une fille, ou me sentir attirée par un corps de fille" raconte Chloe à HerCampus. Chloe n'a visiblement pas lu cette étude WTF qui prétend que toutes les étudiantes sont bi ou lesbiennes, mais jamais hétéros. Ce que Chloe ne sait pas, c'est que Parker est en vérité transgenre. Son sexe de naissance (ses chromosomes XX si vous préférez) ne coïncident pas avec l'identité sexuelle (masculine) dans laquelle Parker se reconnaît.

Tout change lorsque Parker décide d'amorcer sa transformation. "Il a coupé ses cheveux très court. Puis il a demandé à ce qu'on parle de lui au masculin. C'était plus logique de dire "elle" en parlant de lui. Puis il porté un bandage sur la poitrine" se souvient Chloe. Parker ne s'est pas engagé dans une opération de changement de sexe, comme Caitlyn Jenner. L'opération coûte très cher, et Parker ne se sent pas encore prêt. Il en sera peut-être question un jour. Pour achever le changement physique, le patient doit suivre un long traitements aux hormones et une chirurgie reconstructrice. Pour toutes ces raisons, Chloe ne se définit pas comme lesbienne. Pour elle, Parker est son petit ami, point. Une situation compliquée à assumer devant leur entourage. "Il m'a fallu trois mois pour l'avouer à ma mère, qui est pourtant l'une des personnes les plus gentilles et accommodantes que je connaisse" se souvient Chloe. Les deux étudiants ne vivent aucun rejet au sein de leur famille. "Nous avons beaucoup de chance" dit Chloe. L'étudiante a développé une ultra-sensibilité aux micro-agressions homophobes. "Le mot pédé désormais me blesse énormément" admet Chloe. L'étudiante ne sait pas comment leur histoire évoluera, mais elle se sent [sa] manière membre de la communauté LGBT." Que pensez-vous de son histoire ?

Source : HerCampus