Témoignages : "Je me suis battue contre le diabète à la fac !"

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Arriver à la fac, c'est aussi devoir prendre soin seul de sa santé. Cette étudiante diabétique raconte comment elle a géré ses études et sa maladie de front.

Les étudiants à la fac ne mangent pas toujours aussi sainement que chez Papa et Maman. Quand vous souffrez d'une maladie comme le diabète, c'est encore pire. Il existe deux variantes de la maladie (type 1 et type 2). Le diabétique souffre d'un trouble d'assimilation du sucre par l'organisme. Le taux de glucose - ou glycémie - est trop élevé dans le sang du malade. Pour rétablir l'équilibre, le diabétique doit surveiller son taux de sucre. Il doit ensuite s'injecter de l'insuline, l'hormone émise par le pancréas pour réguler la glycémie. Sara (20 ans) souffre d'un diabète de type 1 qui a été détecté lorsqu'elle avait 9 ans. Ce sont donc ses parents qui ont d'abord veillé à ce qu'elle fasse des injections quotidiennes, comme elle le raconte à HerCampus. "Dès que j'ai su ce que j'avais, j'ai appris à faire attention. Je me suis administrée ma propre première injection, puis j'ai été capable de le faire toute seule". Ses parents n'hésitent pas à lui rappeler tous les jours de contrôler sa glycémie. Quand le diabète est correctement pris en charge, la santé du malade reste sous contrôle. C'est une maladie chronique, pas comme les 5 étapes que tu traverses quand tu es malade à la fac. Le diabète se soigne, mais ne se guérit pas.

Après le lycée, Sara quitte sa famille pour sa première année de fac. C'est ici que les ennuis commencent. Sara commence à négliger sa santé pour pouvoir sortir avec ses amies. Elle veut vivre sa vie d'étudiante à fond, sans se soucier de trier ce qu'elle doit manger. "Je n'avais personne sur mon dos pour me demander de mesurer ma glycémie. Je savais que si je vérifiais, le taux serait supérieur à 400. Je me rassurais en me disant que c'était parce que je ne voulais pas laisser le diabète définir qui j'étais" se souvient Sara. Seulement son organisme ne l'entend pas de cette oreille. Les symptômes arrivent vite, soif intense, troubles de la vision, nausées, sautes d'humeur puis dépression. Ce n'est pas aussi grave qu'un cancer du sein, mais assez pour mettre ses études en danger. Sara se décide à consulter un médecin, qui lui apprend à compter les calories. "Depuis, j'ai constaté un grand changement. Je n'étais plus malade ni dépressive, je voyais de nouveau la vie sous un jour positif" conclut Sara. L'étudiante utilise aujourd'hui une application sur son smartphone pour surveiller sa glycémie, et s'est remise au sport. Que penses-tu de son histoire ?

Source : HerCampus