Témoignages : "J'ai renié ma personnalité pour rejoindre une sororité !"

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Jusqu'où iriez-vous pour vous faire accepter par le groupe ? Cette étudiante a carrément changé de profil pour entrer dans une sororité.

L'université est un lieu conçu pour étudier, s'épanouir et trouver sa voie pour entrer dans le monde adulte. Renier sa personnalité à la fac, ça s'appelle un mauvais calcul ou une erreur de trajectoire. La jeune Courtney Cook en a fait l'amère expérience. Cette jeune fille de 19 ans est en deuxième année à l'Université du Michigan. Elle suit un cursus en "Art, Design et écriture créative". Au début de cette année, notre étudiante a fait un choix qu'elle a ensuite amèrement regretté. Elle raconte son histoire à Total Sorority Move. "Quand j'ai annoncé que je postulais pour une sororité, la plupart de mes proches ont dit qu'ils ne me voyaient pas là-dedans. J'ai parfaitement compris ce qu'ils voulaient dire. Je suis une féministe active et engagée politiquement. J'ai un anneau dans le nez, et deux tatouages sur les bras. J'étudie les arts graphiques à la fac, avec une prédilection pour la représentation positive du corps féminin. Comprenez que mes fesses et mes seins ont déjà fait plus d'une fois leur apparition dans certains de mes travaux" raconte Courtney. Les fraternités et sororités regroupent 21% des étudiants américains. Elles sont accusées de renforcer les stéréotypes de genre et la culture du viol à la fac.

Le portrait de notre étudiante détonne parmi les postulantes habituelles. Le profil de Courtney est très éloigné de celui de la fille basique - un peu gnangnan et girly - que vous retrouverez dans toutes les sororités nord-américaines. Quelle mouche a donc piqué notre étudiante ? La réponse est aussi simple que frappante. "J'ai vécu une première année difficile à la fac sur le plan social. J'étais dans une chambre individuelle, perdue dans ce qui devait être le dortoir le plus asocial du campus. Mon étage habité majoritairement par des garçons. Je recherchais cette camaraderie de vie communautaire que les sororités semblaient pouvoir m'offrir" explique Courtney. La jeune fille décide de mettre toutes les chances de son côté. Elle change de vêtements, épure ses statuts sur Facebook (toutes les discussion féministes animées) et prépare des arguments stéréotypés loin de ses véritables préoccupation. L'intégration est un échec pour Courtney. Toutes les filles comme cette étudiante lesbienne n'ont pas la chance d'être acceptées comme elles sont. Courtney espère à présent ouvrir sur son campus un chapitre de la sororité féministe Zeta Omega Eta, plus en phase avec ses valeurs. Que pensez-vous de cette histoire ?

Source : Total Sorority Move