Témoignages : "Enceinte à la fac, j'ai fait adopter mon bébé !"

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Tomber enceinte à la fac tombe rarement à pic. La plupart des étudiantes avortent ou abandonnent leurs études. Cette jeune fille a choisi l'adoption.

La sexualité est une composante importante de la vie étudiante. Son corollaire s'appelle contraception. Nous n'allons pas vous mentir, aucun moyen contraceptif n'est fiable à 100%. Il vaut mieux combiner deux méthodes - pilule et préservatif, pour ne pas les nommer - pour éviter les accidents. Tomber enceinte à la fac représente le cauchemar de beaucoup d'étudiantes. C'est arrivé à Jessalynn alias "Jessa", 18 ans au moment des faits. Pour éviter de faire pareil, vous devez absolument parler de contraception dans votre couple. La jeune femme raconte son histoire au Huffington Post. "J'étais en couple avec le père de mon enfant quand j'ai découvert que j'étais enceinte. J'ai fait un test de grossesse dans les toilettes d'un restaurant. J'ai d'abord téléphoné à mon père, parce qu'il habitait dans un autre Etat et que je me sentais plus courageuse pour l'avouer à quelqu'un qui soit loin. Il m'a dit "Tu peux revenir ici pour élever ton enfant. Sinon, tu peux le placer à l'adoption." Je me souviens avoir écrit et entouré le mot "adoption" sur un bout de papier" raconte Jessa. Notre étudiante explique la situation à son copain. Afro-américain, celui-ci lui répond que sa culture ne tolère pas les mères qui donnent leur enfant à l'adoption. Jessa comprend qu'elle ne doit pas attendre beaucoup de soutien de sa part.

Aux Etats-Unis, l'interruption de grossesse est très mal vue. Beaucoup de grossesses non-désirées se produisent à cause d'idées reçues sur la sexualité. Jessa décide d'examiner seule toutes les options possibles, y compris l'avortement. Elle se rend au planning familial pour prendre des renseignements. Notre étudiante ne veut laisser personne décider à sa place, pas même son copain. "J'ai choisi l'adoption, parce que c'était la solution qui me convenait le mieux. J'ai pensé "si je trouve la bonne famille, je le ferai". J'ai commencé à regarder les profils des familles candidates à l'adoption. Je faisais une liste avec "Oui/Non/Peut-être". Jusqu'à ce que mon amie Alyson me dise que son oncle et sa tante cherchaient un enfant à adopter" explique Jessa. Commence alors un processus long et douloureux pour l'étudiante. Avant de faire adopter son enfant, il faut le porter pendant 9 mois. Jessa choisit une adoption ouverte, ce qui l'autorise à garder un lien avec sa fille. Son choix brise son couple. Jessa doit faire son deuil seule, avec le chagrin et la jalousie qu'elle ressent malgré elle vis-à-vis des parents adoptifs. "Après avoir signé les papiers de l'adoption, il m'a fallu 6 mois pour guérir" se souvient-elle. Face à une grossesse à la fac, aucune décision n'est facile à prendre. Jessa a décidé d'écrire un livre pour raconter son histoire. Que pensez-vous de ce témoignage ?

Source : Huffington Post