Stage : Quand les fausses conventions circulent sur la toile...

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Pas toujours facile d’allier études et stage donc certains étudiants optent pour l’année de césure et la fausse convention de stage. Où la trouver ? Sur internet, mais attention tout ceci frôle l’illégalité.

Le cas des stagiaires est au cœur des débats politiques. Il faut plus de régulation et de normes pour les entreprises tout en accordant plus de droits aux stagiaires (le collectif Génération précaire est le mouvement pour les droits des stagiaires). Les étudiants se trouvent enfermés dans un cercle vicieux : d’un côté ils n’ont pas assez d’expériences pour être embauchés et de l’autre ils ne peuvent pas faire autant de stages qu’ils le souhaitent. La loi est claire : pour être stagiaire, il faut être étudiant (loi de 2009) et ne pas effectuer un stage de plus de six mois. Une proposition qui limite les choses quand on doit assister à des cours en parallèle. Depuis quelques années, un nouveau phénomène a vu le jour : les "étudiants fantômes". Ces derniers s’inscrivent à la fac uniquement pour obtenir des conventions de stage mais les universités deviennent de plus en plus méfiantes. Face à tant de complexité, certains sites internet profitent de la faille de la législation et de la demande des étudiants, pour proposer de fausses conventions de stage. Ces dernières sont bien entendu payantes pour la modique somme de 580 euros (une somme que tout étudiant peut bien entendu fournir immédiatement…).

Stage : Quand les fausses conventions circulent sur la toile...

Une école privée a bien compris cet enjeu et propose de nombreuses conventions de stage "dans l’urgence" en moins de quatre jours. Le site La Croix pointe du doigt la Central Buisness Langage Education (CBLE), une école qui se décrit comme "un établissement d’enseignement supérieur privé libre". Unique par la diversité de ses formations, elle est surtout critiquée pour délivrer de fausses conventions de stage. Loin de ne pas vouloir escroquer les étudiants qui veulent s’inscrire, ces derniers doivent débourser 200 euros pour la sécurité étudiante et 2000 pour assister aux cours. Des formations qui en réalité n’existent pas : cette somme sert uniquement à effrayer les étudiants. Face une pratique qui se multiplie sur le web, le ministère de l’enseignement explique que dès la rentrée prochaine, les établissements seront obligés de dispenser au minimum 200 heures de formation. Le but de ces réformes de stages étant d’accorder plus de droits aux étudiants et d'éviter que ces stages remplacent un poste de salarié. En attendant que toutes ces lois passent, voici quelques conseils pour profiter au maximum de votre stage.

Source : http://www.la-croix.com/Actualite/France/Les-fausses-conventions-de-stages-prosperent-sur-le-Net-2014-04-28-1142555