Si le 11 janvier devenait la Journée internationale de la liberté d'expression ? Une idée des étudiants

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La Marche Républicaine a réussi à réunir près de quatre millions de personnes dans la France entière. Un rassemblement jugé historique par les médias. Que fait-on après ? Des étudiants ont décidé d'agir.

La France, comme le monde entier a été touché par les attentats contre la rédaction de Charlie Hebdo. Que ce soit pour la liberté d'expression ou contre les attaques terroristes, de nombreux français ont envahi les rues de Paris et d'autres grandes villes de France le 11 janvier dernier. Ce dimanche est marqué comme étant le plus grand rassemblement que la France ait jamais connu. Alors que certains se sont arraché le dernier numéro de Charlie Hebdo, les étudiants en journalisme de l'EDJ de Nice n'ont pas voulu que cette journée soit oubliée. "Eh si on faisait du 11 janvier, la journée internationale de la liberté d'expression ?" Une question que de nombreux français et politiciens se sont posés, mais ces étudiants ne veulent pas simplement réfléchir à cette idée, ils veulent la faire vivre. Alors qu'une heure de cours devait se transformer en débat autour des derniers événements, ce sont tous les cours de la journée qui ont été suspendus pour mettre en forme ce projet. Marie Bosselli-Bérenguer, directrice de l'EDJ est la première, enthousiaste : "Trouvons un logo, un slogan, lançons le mouvement et laissons les autres s'en emparer. Il faut que ça parte d'ici, mais que très vite cela ne nous appartienne plus". Comme les étudiants de l'UCO d'Arradon, ces étudiants ont créé leur propre clip, "Je l'ouvre donc je suis". meltyCampus vous laisse découvrir la vidéo.

Cette idée a été lancée par Céline, une étudiante de première année et elle a réussi à obtenir le soutient de tous ses camarades comme de ses professeurs. Après le slogan et la vidéo, c'est une véritable affiche qui a été créé sous les couleurs du drapeau français. Selon le site Métronews, les étudiants n'ont pas encore entamé de véritables démarches pour que leur projet soit légal mais ils espèrent attirer de nombreux élus. En attendant, ils comptent sur les médias et les réseaux sociaux pour que cette idée soit soutenue par tous. "Si rien que 200 000 personnes marchaient pour la liberté d'expression une fois par an, cela pourrait décourager ceux qui veulent s'y attaquer" affirme Baptiste Bernard, étudiant à l'EDJ de Nice. Alors que le projet est lancé, il ne reste plus qu'à attendre de voir si ces étudiants vont être entendus tandis que d'autres préfèrent approuver les auteurs de l'attentat contre Charlie Hebdo,

Source : Metronews