Sexisme : Les étudiantes ont-elles peur des différences de salaires ?

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Le monde célèbre ce 8 mars la journée de la femme. Malheureusement, des inégalités demeurent entre les hommes et ces dames, notamment sur la question de la rémunération. meltyCampus a demandé leur avis à des étudiantes.

Si la tendance évolue, et dans le bon sens, le sexisme est encore très prégnant dans les communautés humaines. Dernier exemple en date : la plainte de Sciences Po-Bordeaux concernant une page Facebook sexiste crée par des étudiants de l'IEP. De même, on constate des différences de traitements à l'égard des individus de sexe féminin, ce dans toutes les strates de la société. Un exemple édifiant de ces inégalités est l'écart de salaire entre les deux sexes. A temps égale, les hommes gagnent 31% de plus que leurs congénères féminins. Le président Français, François Hollande a nommé Najat Vallaud-Belkacem au ministère des Droits de la femme pour faire évoluer les mentalités. Alors qu'en ce 8 mars, le monde entier rend hommage aux femmes, meltyCampus est parti à la rencontre des étudiantes afin de recueillir leur avis sur ces disparités salariales. Pour Carmen, 23 ans, étudiante en journalisme à l'EFAP, cette situation "n'est pas acceptable". "Je pense que ce c'est pas très bien" explique la jeune femme, originaire d'Espagne, en France depuis peu. "Je pense que les différences de salaires sont plus importantes dans les petites entreprises que dans les grandes". Elle se réfère à son pays d'origine : "En Espagne, il n'y a pas de travail mais en France si et il y a également des écarts de salaires entre les nationaux et les étrangers". Elle n'est pas inquiète pour le futur et estime que les choses évolueront naturellement.

Sexisme : Les étudiantes ont-elles peur des différences de salaires ? - photo
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Mélissa, étudiante en anthropologie à l'université Nanterre Paris 10, a un avis plus tranché sur les raisons de ce décalage : "Plusieurs choses sont à prendre en considération. Pour justifier le salaire plus élevé des hommes, on met en avant le temps de travail effectif. Traduction : une femme serait au travail moins longtemps qu'un homme". Elle poursuit. "La perspective qu'une femme fasse des enfants fait que leur rémunération est revue à la baisse et pousse certaines d'entre elle vers le travail à temps-partiel." L'étudiante estime que "le changement se fera au travers de lois" et avance quelques solutions. Elle suggère notamment que la durée de travail soit strictement égale entre femmes et hommes afin que ces derniers passent plus de temps dans leur foyer. Julie en master de Droit à l'université de Nantes ne "se rend pas vraiment compte" de ces différences. "C'est assez abstrait pour moi car je ne suis pas encore dans le monde du travail" admet-elle. "Ça ne m'obsède pas mais si je constatais ce type de décalage de mes propres yeux, j'aurai un véritable sentiment d'injustice." Sciences-Po Bordeaux a organisé un débat sur le sexisme afin de faire évoluer les mentalités.