Sciences-Po : Rapport final de la cour des comptes

Ecrit par

Les choses rentreront-elles rapidement dans l'ordre pour Sciences Po Paris ? C'est une question que tous les étudiants et personnels de l'établissement se posent. En attendant, le journal Le Monde dévoile une partie du rapport de la Cour des Comptes.

Sciences Po Paris est en plein changement. Hier, nous vous dévoilions que Hervé Crès avait été élu par le conseil de direction de l'établissement pour succèder à Richard Descoings. Mais aucune entrée en fonction ne sera possible ni effective avant la décision de l'Etat. La Cour des comptes a, depuis quelques semaines, Sciences Po Paris dans son collimateur et veut en savoir plus sur les pratiques de cette prestigieuse école. Le rapport tant attendu par la Ministre de l'Enseignement Supérieur a enfin une version finale. Le Monde s'est procuré le rapport et dévoile quelques éléments. « Dysfonctionnements », « défaillances », « carences », « irrégularités importantes » voilà les termes qui sont utilisés. Pourtant, dans ce rapport, la Cour des comptes n'hésite pas à montrer la croissance excellente de ce grand établissement. « En dix ans, Sciences Po a montré son dynamisme et sa capacité d’adaptation aux évolutions de l’enseignement supérieur et de la recherche. (…) L’institution s’est fortement développée tout en conservant son modèle pédagogique original. »

Sciences-Po : Rapport final de la cour des comptes - photo
Sciences-Po : Rapport final de la cour des comptes - photo

Si Dominique Reynié nous dévoilait ses ambitions pour Sciences Po Paris, la Cour des comptes a tenu a revenir sur le système de l'école. « Sciences Po, reconnaît la Cour, a poursuivi la politique de diversification sociale de son corps étudiant entamée depuis le lancement des ‘conventions éducation prioritaire’ (CEP) en 2001. » Si des points positifs sont relevés, certains négatifs restent très importants. La Cour des comptes pointe l'irrespect de certaines lois. « Outre qu’elles sont imprécises, [les règles appliquées par Sciences Po] ne sont pas de nature à garantir la liberté d’accès à la commande publique, l’égalité de traitement des candidats et la transparence des procédures. (…) Elles mettent dès lors l’institution en situation de risque juridique, y compris sur le plan pénal, et en situation d’inefficience puisque ses procédures actuelles ne la mettent pas en mesure de choisir le meilleur rapport qualité/prix. » C'est le 22 novembre que la Cour des comptes rendra le rapport complet public.