Sciences-Po : L'école perd-elle de sa popularité ?

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Moins de candidats mais plus d'admis. C'est la conclusion qui ressort du bilan 2014 des admissions à Sciences-Po publié au mois de décembre. Que se passe-t-il rue Saint Guillaume ? meltyCampus s'est penché sur la question :

Intégrer Sciences-Po deviendrait-il un jeu d'enfant ? A première vue, la marque intouchable symbole de l'élitisme à la française battrait de l'aile. La grande école a rendu public le bilan des admissions en 2014. Il apparaît que le nombre de candidat a baissé de 7,4% par rapport à 2013. Ce sont surtout les lycéens qui ont délaissé la procédure d’intégration post-bac (-11,3%). Selon le Figaro Etudiant, la baisse des candidatures ne trouble pas vraiment Françoise Mélonio, directrice des études et de la scolarité en charge de ce bilan. "Nous avons rendu incompatible les doublons entre les candidatures internationales et celles par examen" a-t-elle déclaré. Ce recadrage était destiné à obliger les candidats français à choisir entre les deux procédures. Selon François Mélonio, l’année 2013 avait été "exceptionnelle" avec ses 12 962 candidats. "Il avait beaucoup été question de Sciences Po dans les journaux et cette publicité a peut-être entraîné des vocations imprévues" a-t-elle relevé.

Sciences-Po : L'école perd-elle de sa popularité ?

Si les 12 007 candidats tous examens confondus de 2014 étaient moins nombreux (la faute à l'augmentation des frais d'inscription ?), le nombre d'admis a en revanche augmenté de 9,4%. Dont 28 heureux élus de plus qui ont intégré le cursus en première année. Le chiffre le plus marquant du rapport reste les 20% d'admis supplémentaires en Master. Arrivé à la tête de l'IEP en 2013, Frédéric Mion avait pour objectif d'augmenter la diversité des profils. Objectif atteint selon Sciences-Po. Le directeur se félicite dans l'éditorial qui ouvre le rapport de l'attractivité de l'école qui "recrute désormais dans 142 pays". En 2014, il y a eu 224 candidats qui ont intégré les classes de Master rue Saint Guillaume sans avoir fait leur licence à Sciences-Po, dont 120 par la procédure internationale. La part des candidats de région a aussi augmenté face à ceux l’Ile-de-France. Pour la première fois dans l'histoire de l'école, il y a eu plus d’admis sur les 6 "campus délocalisés" que sur le campus de Paris (51%). Diversité nationale, géographique mais aussi sociale. A la rentrée 2014, Sciences-Po accueille 27% d'élèves boursiers, une moyenne conforme aux années précédentes.

Source : http://etudiant.lefigaro.fr/orientation/actus-et-conseils/detail/article/sciences-po-moins-de-candidats-mais-d-avantage-d-admis-10408/