Sciences-Po : Entre l'UNI et l'UNEF, rien ne va plus !

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La bataille électorale fait rage sur le campus entre les deux syndicats étudiants. Les débats auraient dérapé et l'UNI a déposé une plainte contre l'UNEF. meltyCampus revient sur les faits :

La vie politique est une arène, soit. Ce n'est pas une raison pour faire n'importe quoi. Les élections des représentants étudiants aux conseils centraux de l'IEP de Paris ont a peine débuté, et le premier scandale pointe son nez. Mardi 10 février 2015, les militants de l'UNI (l’Union nationale inter-universitaire, classé à droite) et l'UNEF (l’Union Nationale des Etudiants de France, classé à gauche) s'affrontaient dans une de leurs traditionnelles joutes verbales. Selon le site Lapeniche.net, les débats se seraient changés en une série d'altercations très violente. Le site fait état d'insultes racistes, de plaisanteries homophobes douteuses et même d'attouchements sexuels. Un étudiant militant à l'UNI aurait aussi été harcelé en raison de son poids. Les élections étudiantes se passent rarement dans le calme, mais celle-ci se serait transformé en véritable champ de bataille. "Ils ont commencé à mimer des clés de bras, à nous souffler dans le cou, à nous toucher le cul, et nos militants ont quitté [les lieux] car ils n’en pouvaient plus" a expliqué un des militants de l'UNI.

Une main courante a été déposée mercredi 11 février par un militant de l’UNI. Elle vise l’ex-président de l’UNEF au sein de l’IEP. Il aurait été à la tête des fauteurs de troubles. Les agresseurs seraient tous des éléments extérieurs à l'UNEF, selon l'actuelle présidente du syndicat de gauche à l'IEP. Il s'agirait en fait d'anciens militants et de sympathisants spécialement venus pour provoquer. Actuellement étudiant en Master 2 Affaires Publiques à Sciences-Po Paris, le principal accusé nie tout en bloc. Il parle d'une "manœuvre politique" car "l'UNI est très en difficulté". Aux élections de l'année précédente, l'UNEF avait récolté 71% des voix. Cependant, les appariteurs salariés de Sciences-Po confirment en partie les accusations des militants de l'UNI. Chargés de surveiller les débats, ils ont constaté "du chamaillage, ça faisait chier pour faire chier. Les militants UNEF massaient le cuir chevelu des militants UNI". L'un d'entre eux précise même "ça allait trop loin quand ils commençaient à toucher et à palper leurs fesses. Les militants UNI ont été cools, à leur place je me serais pas laissé faire.” L'enquête est en cours. Après le renvoi de la directrice de l'école de journalisme de l'IEP pour plagiat, l'ambiance ne se réchauffe pas à Sciences Po.