Sciences-Po : Des inégalités de genre chez les jeunes diplômés

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Les jeunes diplômés de Sciences-Po semblent avoir plus de facilité que les autres étudiants à trouver un emploi. Problème : les étudiantes gagnent moins que leurs collègues hommes.

Alors que Sciences-Po semble perdre de sa popularité, meltyCampus sait que l’école fait toujours rêver les étudiants. En plus de leur transmettre une formation complète, l’IEP (Institut d’Etudes Politiques) ouvre ses portes aux grandes entreprises du monde entier. Contrairement aux étudiants qui sortent de fac et qui ont un diplôme d’une filière générale, ceux qui viennent de la prestigieuse école trouvent plus facilement un poste à la fin de leurs études. Le 22 juillet dernier, Sciences-Po publiait ses chiffres sur l’insertion de ses diplômés sur le marché du travail. Sans surprise, ces étudiants restent peu de temps sans activités professionnelles et ils sont 8 sur 10 à trouver un emploi dans les six mois. Le petit problème est qu’un chiffre vient rendre compte d’une triste réalité : l’inégalité de salaire entre les hommes et les femmes. Selon cette même étude, il y aurait une différence de 30% dans la rémunération ; un écart qui se creuse au cours de la carrière. Loin de seulement refléter des inégalités au sein de la société, ce résultat aurait pour cause le choix de filière des femmes. L’étude démontre ainsi que “Les femmes se portent davantage sur les secteurs de la communication, des ONG et associations, de l’éducation et de la recherche et moins sur le secteur de la banque, finance, assurances”. Ces inégalités seraient moindres pour les étudiants de Sciences-Po Bordeaux et les femmes gagneraient “seulement” 10% de moins que les hommes.

Sciences-Po tente-t-elle de résoudre ce problème ?

Le problème des inégalités de genre touche aussi les universités qui comptent peu de femmes parmi son corps enseignant. Loin de passer sous silence ces résultats et cette triste réalité, Sciences-Po a toujours fait en sorte de réduire les inégalités hommes-femmes. L’année dernière, l’école avait été sélectionnée par l’ONU Femmes pour participer à la campagne “He for She”, mais Sciences-Po tient à agir au sein même de son école. Selon Les Echos, un “cycle égalité professionnelle”, constitué d’ateliers pratiques et optionnels sera ainsi mis en place à la rentrée. L’objectif est de “préparer les étudiantes au monde du travail en abordant les thèmes de l’assertivité, de la conciliation vie professionnelle et personnelle ou encore de la négociation salariale” nous explique Hélène Kloeckner, référente en égalité hommes-femmes à Sciences-Po.

Source : Les Echos