Réforme Universitaire : Valérie Pécresse redoute des "universités ingérables"

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Jusqu’à lundi, jour du vote, le texte de loi sur l’enseignement supérieur n’a pas fini d’essuyer des critiques. Désormais c’est Valérie Pécresse qui, voit d’un mauvais œil le texte de loi Fioraso. Explications avec meltyCampus

Valérie Pécresse est l'ex-ministre de l’enseignement supérieur, issue du gouvernement Fillon durant la présidence de Nicolas Sarkozy, qui a d'ailleurs été honoré par une université israélienne cette semaine. Mais elle est sutout l’une des plus ferventes opposantes au texte de loi Fioraso. En effet, elle a déposé une dizaine d’amendements pour contrer certains articles, qu’elle juge paralysants pour le système universitaire ‘’ en instaurant un conseil académique, potentiellement présidé par une autre personne que le président de l’université, le projet de loi installe une dualité de pouvoir paralysante’’. Pour contrer ce phénomène l’ex-ministre veut que l’université s’ouvre plus sur l'extérieur : ‘’l’université n’appartient pas à ses membres, elle appartient à la nation toute entière. Elle doit se confronter au monde extérieur pour progresser’’. En pratique, elle souhaite donc que les conseils d’administration soit composés de moitié par des personnalités extérieures ‘’venues à la fois du monde économique et d’autres universités ou organismes de recherche, y compris étrangers’’.

Réforme Universitaire : Valérie Pécresse redoute des "universités ingérables" - photo
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L’ex-ministre a aussi confié qu’elle souhaitait que les présidents d’université se montrent ‘’davantage stratège et manager ‘’. Auteur de la loi relative aux libertés et responsabilités des universités (LRU) en 2007, Valérie Pécresse n’accepte pas que l’autonomie des universités soit remise en cause par ce nouveau texte de loi. Dans son interview publiée par le Figaro, elle accuse Geneviève Fioraso de vouloir faire plaisir ‘’à l’ensemble des syndicats et aux collectivités territoriales proches de la gauche’’, selon l’ex-ministre l’université serait victime de son ‘’ultrapolitisation’’., alors que d'autres pensent que l'université serait en danger. Pensez vous que cette réforme universitaire est nécessaire ?