Québec : Des frais de scolarité plus chers pour les français ?

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Lors de la campagne électorale, la question des frais de scolarité pour les étudiants français au Québec ont été au cœur du débat. L’accord établi entre les deux nations, en 1978, est plus que jamais remis en cause. Explications et décryptage avec meltyCampus.

Tout d’abord, il est important de savoir que les étudiants québécois et français payent les mêmes frais de scolarité, soit 2 300 $ par an. Le site Huffington post revient sur les propositions des candidats concernant ces frais. Les élèves canadiens, ne résidant au Québec, paient environ 6 300 $ par an tandis que les étrangers doivent débourser entre 14 000 et 15 000 $ l’année. Lors des débats électoraux concernant toute la province du Québec, le parti libéral et le parti québécois ont évoqué leur désir de remettre en question cette entente établie depuis 36 ans. Ce dernier souhaite un retour à l’équilibre budgétaire. C’est pourquoi il préconise la hausse des frais de scolarité pour les étudiants français alors que le Canada les fait rêver, mais peut-être plus pour longtemps. Néanmoins, nous ne savons pas à quelle hauteur. Du côté des libéraux, ils souhaitent l’abrogation pure et simple de l’accord franco-québécois.

Les étudiants français devront débourser 6 300 $ pour payer leur année contre 2 300 actuellement. L’argument évoqué par le parti libéral est la mise à niveau des élèves français et canadiens. Ce débat soulève beaucoup de questions. En effet, les québécois se demandent pourquoi ne pas abaisser les frais de scolarité des étudiants étrangers (c'est à dire uniformiser les droits pour tous les élèves). Ensuite, il est important de préciser que les français n’ont aucune aide financière de la part de l’Etat, et ce, quelle que soit l'origine sociale, alors que ce n’est pas le cas pour les étudiants canadiens. Ils n’ont pas non plus accès aux bourses qui sont cruciales pour réussir en cycle supérieur. Les syndicats étudiants québécois, dont certains membres avaient des propos misogynes, interpellent l’opinion publique afin de savoir quelle université ils souhaitent avoir. Cette question avait déjà été posée lors des manifestions qui avaient ébranlé le pays en 2012.