Québec : Des élus étudiants tiennent des propos misogynes sur le net

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Après avoir tenu des propos misogynes à l'encontre de leur présidente, quatre élus de la Fédération des étudiants de l’Université d’Ottawa (FÉUO) ont présenté, ce samedi, leur démission. meltyCampus fait le point.

L'information nous vient du site Canoe. Quatre élus de la Fédération des étudiants de l'Université d'Ottawa (FEUO) ont été sommés par leur présidente, Anne-Marie Roy, de déposer leur démission dans le courant du weekend. Ces quatre jeunes hommes sont accusés d'avoir publié sur la toile des commentaires diffamatoires à connotation sexuelle en rapport avec Anne-Marie Roy, présidente de la FEUO. Celle-ci déclarait dimanche : "Ça prouve que le sexisme sévit toujours sur le campus. Il s’agit d’une attitude carrément misogyne". Des propos qui viennent confirmer la thèse selon laquelle, le harcèlement à la fac existe, malheureusement, bel et bien. De son côté, le président de l'université, Allan Rock, s'est exprimé via un communiqué vendredi dernier. Dans celui-ci, il dénonçait fermement le caractère machiste des commentaires et regrettait cette atteinte à la dignité des femmes, affichée et affirmée : "Ces commentaires témoignaient d’une attitude envers les femmes et les agressions qui n’a pas sa place sur le campus, ni ailleurs dans la société canadienne."

Québec : Des élus étudiants tiennent des propos misogynes sur le net

C'est dans une conversation sur Facebook ( voici d'ailleurs 10 raisons pour arrêter en 2014, ici) que ces quatre membres de la Fédération des étudiants de l'Université d'Ottawa ont tenu ces remarques et commentaires déplacés. Tantôt rédigés en anglais, tantôt en français, les commentaires ont été publiés le 10 février dernier alors que les 4 élus s'entretenaient avec un autre étudiant au sujet de la campagne électorale de la FEUO. Avertie anonymement par mail, Anne-Marie Roy a reçu une copie de la conversation. L'échange comprenait des rumeurs sur de supposées MST dont souffrirait la présidente ou encore des menaces telles que "quelqu’un devrait la punir avec sa queue". Un pari a quant à lui été lancé par les protagonistes qui promettent des bières au premier d'entre eux qui aura une relation sexuelle avec elle. Tout autant d'absurdités qu'a condamnées la communauté étudiante comme l'affirme Mme Roy : "La communauté étudiante a mis beaucoup de pression sur eux pour qu’ils démissionnent. Ceux qui n’ont pas encore remis leur démission ne prennent pas leurs responsabilités".

Source : http://fr.canoe.ca