Prostitution étudiante : Zoom sur le phénomène Sugar Daddy ! Témoignage

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Les Sugar Daddies, ce sont ces messieurs âgés qui entretiennent une jeune étudiante. Cette forme de prostitution prend de l'ampleur. meltyCampus vous livre le témoignage d'une étudiante :

Le phénomène est encore relativement circonscrit en France, mais ce n'est qu'une question de temps. Avec l'envolée des frais d'inscription à l'université, les étudiantes d'Amérique du Nord sont de plus en plus nombreuses à se tourner vers la profession de Sugar Baby. Cette forme de prostitution étudiante permet à une jeune fille de trouver un protecteur plus âgé, qui veille à son entretien et paye ses frais de scolarité. Les clients sont majoritairement des hommes ayant passé la quarantaine, et surnommés Sugar Daddies. Sur meltyCampus, nous avions déjà publié le palmarès des facs d'Amérique du Nord (Etats-Unis et Canada) avec le plus de Sugar Babies. Pour mieux comprendre ce qui passe par la tête de ces demoiselles, la rédaction s'est intéressé au témoignage de l'une d'entre elles, publié sur Total Sorority Move. Pour respecter son intimité, nous l’appellerons Cheryl."Quand j'ai décidé de m'y mettre pour de bon, c'était pour un tas de raisons. D'abord, je venais juste de déménager dans une nouvelle ville où je ne connaissais personne. Ensuite, je n'étais plus heureuse avec mon petit ami. Et enfin, je voulais quelqu'un qui soit capable de prendre soin de moi. A l'époque où j'ai commencé à y penser, je n'avais que 18 ans. Quand j'ai rencontré l'homme avec qui sauter le pas, j'avais 22 ans. Ça fait une grosse différence. Qu'elles l'admettent ou non, toutes les filles se sont au moins une fois servies du sexe comme d'un moyen pour obtenir ce qu'elles voulaient. Ce n'était pas très différent. J'avais déjà couché avec des mecs gratuitement et regretté de l'avoir fait. Il était temps de capitaliser sur ce processus" raconte Cheryl.

La belle assurance de Cheryl ne l'a pas empêchée de se sentir "terrifiée" la première fois. "Pas pour ma sécurité, mais à cause de la situation. Rencontrer un parfait inconnu, que lui dire, etc. J'ai dit à deux de mes meilleurs amis où j'allais et ce que je comptais y faire. C'est primordial de mettre TOUJOURS une personne de confiance de l'endroit où vous allez. J'ai opté pour une rencontre en public, dans un Starbucks" se souvient Cheryl. La jeune fille n'ignore pas qu'elle est sensée coucher avec ses "protecteurs". Cela fait implicitement partie du marché, même si le sexe n'est pas obligatoire à chaque fois. "Parfois c'était juste pour dîner. Je n'ai eu qu'un seul Sugar Daddy qui n'était là que pour le sexe. Cela m'arrivait de le voir pendant ma pause déjeuner. Je passais 15 minutes avec lui puis je retournais travailler. Nous nous rencontrions environ quatre fois par semaine et il me payait 5000 dollars par mois pour ça" explique Cheryl. Avec tout cet argent, elle paye ses frais d'inscription à l'université sans problème et mène la grande vie. La jeune femme affirme ne pas avoir rencontré plus de dingues que dans la vie de tous les jours. Selon elle, les Sugar Daddies sont plus attentif au bien-être de leur Sugar Baby que les étudiants de son âge ne sont attentifs à leur copine. "J'ai rencontre des tas de gens formidables. Je suis restée en bons termes avec certains de mes protecteurs et nous nous parlons toujours" précise l'étudiante. Si Cheryl ne regrette pas son choix, elle est consciente du stigmate social que son activité implique. Elle se rassure en invoquant son âge "je suis jeune, je m'amuse (...) ce n'est pas un travail définitif". Nous lui souhaitons effectivement de ne pas se retrouver prise au piège.

Source : Total Sorority Move