Prostitution étudiante : Une ancienne escort témoigne

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La prostitution étudiante est un sujet tabou qui touche de nombreuses universités. Face aux frais de scolarité élevés, certaines étudiantes ne trouvent pas d'autres solutions pour gagner de l'argent. Une ancienne escort témoigne.

Le métier d’escort associé à celui d’étudiante est un sujet sensible. A de nombreuses reprises, meltyCampus a mené l’enquête pour comprendre la prostitution étudiante. Nous avions alors rencontré une escort girl. Le site RTL Belgique nous livre le témoignage poignant d’une ancienne étudiante de l’ULB (Université libre de Bruxelles) qui ose raconter sa double vie. Nous l’appellerons Sandra. Elle nous explique d'abord son passé et pourquoi elle a pris cette décision : "Je viens d’un milieu modeste mais ce n’était pas suffisant parce que je pense que l’on ne se rend pas compte qu’on doit toujours faire face à beaucoup de frais même quand les parents aident, c’était vraiment pas facile". Telle une Belle Knox bruxelloise, Sandra s’est tournée vers l’escorting pour payer ses frais universitaires : elle considère qu’il est important d’avoir un diplôme et c’est son unique et seul objectif. Elle a commencé en publiant des petites annonces et gagnait près de 250 euros par rencontre. Un travail qu’elle décrit comme moins contraignant qu’un job étudiant : "on m’a proposé d’aller dans une espèce de spa habillée et puis après la même chose, mais nue".

Prostitution étudiante : Une ancienne escort témoigne

Contrairement à l’idée qu’on pourrait se faire de la prostitution étudiante, Sandra nous dévoile un autre aspect inconnu de ce métier qui est beaucoup plus affectif : "Je n’ai pas eu beaucoup de rapports sexuels avec mes clients, presque rien. C’était plutôt de l’accompagnement. Je les écoutais, limite c’est comme s’ils avaient une psy-copine. C’est comme cela à mon avis qu’ils devraient me voir et je suis aussi une petite jeune que l’on montre comme une sorte de trophée". Qu’en pensent les hommes qui contactent ces étudiantes ? Un client nous a donné son avis sur la prostitution étudiante. Et comment expliquer un tel phénomène ? Selon Anita Mathieu, directrice du Service social de l’ULB, "les étudiants n’osent peut-être pas franchir la porte [de l’administration] pour demander une aide financière". Cette année, seuls 8000 étudiants en ont fait la demande.

Source : http://www.rtl.be/info/belgique/societe/1081028/se-prostituer-pour-payer-ses-etudes-voici-le-temoignage-fort-d-une-ancienne-etudiante