Prostitution étudiante : Osez en parler !

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Si certains ont fait le choix de se prostituer, ce n'est pas le cas de tous les étudiants. Nombreux sont celles et ceux qui s'adonnent à cette activité par contrainte. En parler demeure le meilleur moyen d'en sortir.

Par choix ou par contrainte, des étudiants se prostituent. Dans ce dernier cas de figure, il est très difficile d'en sortir. Jules témoignait pour meltyCampus de l'expérience de sa meilleure amie, étudiante et prostituée. Si la jeune fille s'était lancée de sa propre initiative dans ce milieu interlope, des difficultés financières l'y avaient contrainte. Occasionnelle ou régulière, la prostitution étudiante n'est pas anodine. Souvent, elle laisse des séquelles sur la psychologie des étudiants. Dégoût de soi-même, troubles alimentaires, de la sexualité : les dégâts peuvent être considérables. Comme pour toute thérapie, il est nécessaire, pour s'en sortir et se reconstruire, d'en discuter. Avec sa famille, dans le meilleur des cas, ou si cela est trop difficile, à un médecin, un psychologue, une assistante sociale, un ou une enseignante en qui l'on a confiance. Délier les langues peut s'avérer salvateur et sauver des vies.

Prostitution étudiante : Osez en parler ! - photo
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C'est dans cette optique qu'une campagne de prévention de la prostitution étudiante, dont les chiffres noirs étaient dévoilés par meltyCampus, démarre aujourd'hui : "Osons en parler". A cette occasion l'Association Fédérative des Etudiants de Poitiers (AFEP), la Médecine Préventive Universitaire (SIUMPPS), l'Université de Poitiers, la Mairie de Poitiers et le CROUS se mobilisent pour prévenir la prostitution étudiante. Cette année l'évènement va plus loin puisqu'il donne la parole à deux anciennes prostituées, dont une étudiante à Poitier. Elles témoignent de leur histoire dans une vidéo. Amélie, ancienne prostituée étudiante martèle : "La chose la plus importante, c'est de ne surtout pas rester seule. C'est ce qui paraît le plus instinctif mais il ne faut surtout pas rester seule. Il faut contacter une infirmière, un médecin, une assistante sociale, une association, n'importe quoi mais surtout ne pas rester seule." Pour venir en aide aux étudiants qui en ont besoin et pour libérer la parole, l'université de Poitiers a mis en place une adresse mail dédiée : sos.prostitution.etudiante@univ-poitiers.fr