Prostitution : Cette étudiante paye sa fac grâce au sexe !

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Quand les étudiants ne peuvent pas compter sur leur famille, ils se trouvent un boulot. Objectif, payer les dettes et les factures. Quel qu'en soit le prix.

Elle s'est présentée sous le pseudonyme de Mandy. Cette étudiante est en troisième année à la prestigieuse New York University (NYU) aux États-Unis. Le 1er septembre 2015 (veille de la rentrée universitaire), Mandy est montée à la tribune pendant une manifestation au Washington Square Park. La foule était venue protester contre l'étranglement financier de Wall Street sur le "marché" de l'éducation universitaire. Aux États-Unis, les seuls frais d'inscription à l'université peuvent atteindre 30 000 dollars à l'année. A la NYU, ce montant dépasse les 32 000 dollars annuels. Mandy portait un masque pour cacher son visage, précise le Huffington Post. La jeune fille ne voulait pas être reconnue, parce qu'elle s'est prostituée pour payer ses frais d'inscription. "C'est peut-être mieux si je reste anonyme" dit-elle. "Il y a des étudiants qui ont deux emplois, voire même trois juste pour tenir financièrement. Certains dorment à la bibliothèque, parce qu'ils n'ont nulle part autre où aller. Et il y a ceux comme moi, qui se sont tournés vers des sites comme Backpages, Craigslist, et Seeking Arrangement parce qu'ils avaient épuisé tous les autres recours" commence Mandy.

La suite de l'histoire est une terrible descente aux Enfer. "Avant que je ne me prostitue, j'étais une étudiante accomplie. J'avais des notes parfaites. A la fin de mon premier semestre, j'ai même posé sur un des posters publicitaire de la fac. On m'a demandé de participer à de nombreux évènements auprès de John Sexton, pour encourager les anciens élèves à faire des dons. Puis, le seul parent qui me restait est tombé malade. Il ne pouvait plus travailler. Mes professeurs m'ont soutenue, ils ont écrit à l'administration pour plaider ma cause. Ils ont demandé qu'on m'aide. Leur requête a été refusée" témoigne Mandy. Pendant un an, Mandy a tenu le choc malgré tout. L'hiver est venu. Elle a perdu successivement son appartement et son travail. La situation devient critique, mais Mandy ne peut se résigner à perdre la somme déjà versée pour sa première année d'études. Elle n'imagine pas finir SDF comme ce diplômé de Harvard. "J'étais la première de ma famille à entrer à l'université. J'étais déterminée à ne pas laisser les circonstances se mettre en travers de ma réussite. Je me moquais bien du prix à payer" raconte Mandy.

Mandy n'a pas vraiment le choix. Ses professeurs compatissent et ferment les yeux sur ses devoirs en retard, mais ils ne peuvent lui offrir aucune aide. La jeune fille a déjà contracté un prêt étudiant de 20 000 dollars. Personne à la banque n'accepte de lui accorder un délai. Mandy n'est plus très loin du système de la Sugar Baby. "Je suis devenue désespérée. J'ai commencé à consulter les annonces sur Graiglist qui promettaient 80 à 110 dollars de l'heure" dit Mandy. Sauf que Pretty Woman dans la vraie vie, c'est tout sauf glamour. Mandy a exercé comme dominatrice à Midtown, sous le pseudonyme d'Alex. Elle a aussi travaillé dans une "maison tantrique" sous le nom de Johanna. "Là bas, presque toutes les filles sont des étudiantes qui se battent pour payer leur fac, ou rembourser leurs frais d'inscription [...] La grande majorité vient de la NYU" précise la jeune fille. "Mon histoire est banale, et c'est pour ça que j'ai besoin de la raconter [...] Nous sommes venues à l'université pour construire une vie meilleure. Aucune fille ne devrait avoir à se vendre pour y arriver" conclut-elle. Mandy se dit "chanceuse", elle a pu arrêter et retrouver un autre travail. Ce n'est pas le cas de tout le monde.

Source : Huffington Post