Projet étudiant : Cette étudiante bretonne créé sa société de cosmétiques !

Ecrit par

Cette étudiante nantaise propose aux hommes des cosmétiques bretons et bio. Son entreprise Ho Karan a lancé une campagne de financement participatif sur Ulule.

Les bonnes idées germent parfois sur les bancs de l'école. En 2012, Laure Bouguen (24 ans) est étudiante à l'école de management Audencia à Nantes. Dans le cadre d'un exercice scolaire, elle présente un business plan pour une gamme de cosmétiques à base de chanvre. L'idée fait son chemin et la jeune femme prend le statut d'étudiante-entrepreneur en janvier 2015. Devenir chef d'entreprise pendant ses études comme cet étudiant, c'est possible. La société de Laure s'appelle Ho Karan c'est-à-dire "je vous aime" en breton. Ho Karan produit des cosmétiques pour hommes. "Le projet a évolué par rapport au business plan initial. Le marché des cosmétiques pour femmes est bouché" explique la jeune femme à nos confrères de Ouest France. Laure Bouguen a choisi de travailler en circuit court. Dans ses flacons, vous ne trouverez que des composants 100% bretons et bio. Huile de chanvre bio, eau de Molène, algues rouges de la mer d'Iroise, poudre de coquilles d'huîtres, plantes et fleurs du littoral, cire de blé noir, etc. Pour se développer, la société a lancé une campagne de financement participatif sur Ulule.

Projet étudiant : Cette étudiante bretonne créé sa société de cosmétiques !

Pour réussir cette levée de fonds, Ho Karan doit réunir 10 000 euros d'ici le 18 décembre 2015. A l'heure où nous écrivons ce papier, l'entreprise a convaincu 35 contributeurs sur Ulule d'investir 4 485 euros. Trouver l'argent pour développer son affaire, c'est parfois la croix et la bannière. Laure Bouguen a déjà eu recours à deux prêts sur l'honneur pour produire ses prototype, soit 25 000 euros. Les banques se sont montrées très frileuses devant son projet. "Naïvement, avec mon business plan sous le bras, j'ai fait le tour des banques pour obtenir 100 000 €. Que des refus ! Mon emprunt étudiant constitue le capital de la société, et a permis de payer la recherche et le développement des produits" raconte Laure. La jeune femme travaille avec Océalys, un laboratoire en cosmétologie marine à Plouzané près de Brest (Finistère). La production et le conditionnement sont assurés par les Laboratoires d'Armor à Pleubian (Côtes-d'Armor). Il n'y a pas que des étudiantes miss Bretagne seins nus dans la région. Si la levée de fonds se passe bien, une mise sur le marché de ces cosmétiques made in Breizh est envisageable pour février 2016. Que pensez-vous de ce projet ?

Source : Ouest-France