Portraits d'étudiants : Guillaume, étudiant en audiovisuel, passionné par l'image et le son

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Pour Guillaume, 21 ans, la passion et le travail c'est la même chose. Le jeune homme étudie le cinéma, ça tombe bien pour ce fan d'audiovisuel ! meltyCampus vous propose son portrait.

Études. Guillaume a 20 ans, et depuis toujours, il est passionné par le cinéma. Quel étudiant ne regarde pas de films pour s'inspirer ? Sauf que pour lui, la passion c'est également un travail. Il suit actuellement une formation en montage à l'Institut International de l'Image et du Son (3is), une école d'audiovisuelle privée. A la sortie du lycée, Guillaume veut travailler dans l'audiovisuel, mais quelle spécialité ? Cette école l'a tout de suite intéressé parce qu'elle propose un cursus en 2 parties, une formation générale et une autre spécialisée. Il nous explique que "c'est parfait pour découvrir toutes les possibilités et prendre son temps pour choisir un métier que je ferai pour le reste de ma vie." Pourtant, dès la deuxième année il sait déjà ce qu'il veut faire : monteur de fictions. "C'est là où, à mon avis, je pourrais vraiment m'amuser. Le summum serait de réussir une carrière de monteur aux États-Unis sur des séries ou mieux encore, sur de films !" Un rêve pas tellement utopique car le jeune homme est né aux USA et parle déjà l'anglais couramment ! "Pourquoi l'audiovisuel ?" il demande, surpris par la question. "Parce que je n'avais aucune idée de quoi faire en terminale... et puis, je me suis dit pourquoi ne pas faire de ma passion mon futur : les films."

Portraits d'étudiants : Guillaume, étudiant en audiovisuel, passionné par l'image et le son - photo
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Passions. Guillaume est donc passionné par le cinéma, les séries et l'audiovisuel en général. Pourtant, ce n'est pas sa première passion. Musicien depuis son enfance, Guillaume est un bassiste talentueux. Il peut également vous jouer un air de saxophone ou de batterie. Pourtant, ses études lui ont fait quitter sa province rémoise et il a décidé d'arrêter la musique "pour le moment". En effet, sa basse est toujours là, dans sa chambre de Versailles. "Ma première passion, celle qui compte le plus pour moi, c'est tout d'abord la musique. La découverte de nouveaux groupes, de nouvelles sonorités. La musique est tellement vaste que s'y perdre est un véritable bonheur. C'est un peu une aventure sans fin." D'ailleurs, les groupes dont il est fan sont bien peu connus et il s'en attriste. Pour n'en citer que quelques uns : "Mr. Bungle, Nine Inch nails, Primus, Dälek, en ce moment Geinoh Yamashirogumi, The Seatbelts, Sepultura ou encore Mr. Oizo." Mais il y a aussi les jeux-vidéo ! Comme pour Manon, étudiante en sociologie, Guillaume est un grand passionné de consoles. Chez lui, Playstation, Xbox, Nintendo Gameboy... L'audiovisuel c'est aussi ça ! Son coup de cœur du moment, c'est le jeu "The Last of us". "Tout simplement parce qu'en plus d'avoir joué à un super jeu vidéo hyper bien foutu avec des graphismes à couper le souffle, ce jeu m'a donné autant, voire plus d'émotions qu'un film. Une prémisse toute simple mais une exécution d'une sensibilité rare."

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Un film. On lui a demandé de nous citer un film qui l'a marqué, en utilisant son regard "professionnel", et pendant qu'il prépare sa soirée d'Halloween, il se remémore ce vieux film de John Carpenter. "J'ai vu le film "Halloween" quand j'avais 13 ans, c'était le premier film d'horreur qui m'a vraiment mis mal à l'aise." Connu pour avoir popularisé le genre où les ados se font trucider un par un, le film lui aura fait faire beaucoup de cauchemars. Et ça, pour un étudiant en audiovisuel, c'est fort ! "Là où tous les autres forcent sur le choc avec des morts sanglantes et des moments de suspens ratés, Carpenter a compris ce qui faisait la force de ce genre : la paranoïa. Ce côté "ça pourrait arriver à tout le monde". La première scène est filmée avec le point de vue subjectif de Michael Myers qui tue sa sœur et nous, spectateurs, voyons tout à travers son regard, le message est clair : le mal est partout et surtout en nous. Pendant une bonne grosse partie du film, il ne fait rien. Carpenter filme juste le quotidien des futurs victimes, sauf que Michael Myers s'immisce partout, caché. Dans un reflet de miroir, en arrière plan, où juste une silhouette passe dans le champ. Grâce à ça, Carpenter arrive à créer un suspens hitchcockien qui met en scène l'omniprésence du mal."

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Une série. Même s'il reconnaît que "Breaking Bad" est LA série de cette décennie (2008-2013), il préfère celle qui a marqué le début des années 2000. "The Wire" a été créé par David Simon et Ed Burns en 2002 et a pris fin en 2008. "Pour moi, "The Wire" est la meilleure chose sur terre point final", il nous dit ça avec le plus grand sérieux. "Aucun film, livre, série, BD, jeux-vidéo, etc... ne sera aussi bon que "The Wire" à mes yeux. Elle est juste nickel chrome. Un véritable message, un objectif, une direction simple : la mort du rêve américain à travers l'exemple de la ville de Baltimore. Une pléthore de personnages dont le nombre et la complexité mettent "Game Of Thrones" au placard. Une écriture irréprochable où tout est connecté : l'action du toxicomane a une conséquence sur l'élection du nouveau maire de la ville, qui à son tour, a des conséquences sur l'éducation. Au final, un nouvel élève devient problématique, tombe dans la drogue et la boucle et bouclée. C'est un peu caricatural dit comme ça, mais c'est pour mettre en mots l'étendue de cette série qui est bien plus hors normes que toutes les séries actuelles." Voilà qui est dit !

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