Plan Vigipirate "alerte attentat" : Les étudiants touchés ? Ils nous en parlent

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Depuis l'attentat à Charlie Hebdo, la France a peur mais le gouvernement ne s'est pas laissé abattre et a décidé de lever le plan Vigipirate à son plus haut niveau avec l'alerte attentat. Les étudiants en sont-ils affectés ?

Ces derniers jours ont été plus qu'éprouvants pour les français et Paris a subi de nombreux attentats et fusillades. La situation semble s'apaiser depuis que les forces de l'ordre ont maîtrisé les auteurs de ces actes barbares. Cependant, le plan Vigipirate est maintenu à son plus haut niveau avec "alerte attentat". Qu'en pensent les étudiants ? Ont-ils plus de difficultés à aller en cours ? meltyCampus est parti interroger quelques étudiants pour savoir ce qu'ils pensaient vraiment de cette mesure. Thibault étudiant en communication nous rappelle une chose : le plan Vigipirate est en mesure depuis plusieurs années (même s'il n'était pas à un aussi haut niveau) et il est facile de voir à l'entrée des universités, une pancarte affichant clairement cette mesure de sécurité. Alors qu'on pourrait penser qu'il s'agit d'une simple formalité, il s'agit en vérité d'un véritable contrôle. Les cartes étudiantes sont vérifiées et les sacs ouverts (sans pour autant être fouillés). A Paris 4, ce sont des agents en uniforme bleu qui s'occupent de tout vérifier, mais vous ne pouvez comprendre que si vous êtes étudiant à Paris 4.

Plan Vigipirate "alerte attentat" : Les étudiants touchés ? Ils nous en parlent

Les entrées surveillées dans les facs ne semblent pas choquer les étudiants et pour Sophie, étudiante en Lettres à Paris 4, "c'est tout à fait normal qu'on vérifie nos sacs, au moins on se sent rassuré". Même si Baptiste en dernière année de droit est du même avis que Sophie, il trouve cela contraignant. "Entre mon ordi, mes feuilles de cours et les livres de la BU, j'ai toujours plein de sacs remplis à craquer. C'est la galère quand on m'oblige à les ouvrir, mais bon, c'est pour la bonne cause". Les mesures liées au niveau "alerte attentat" ne changent pas vraiment la vie des étudiants même si l'on met de côté le fait qu'il y a plus de policiers dans les gares et que les colis suspects sont plus fréquents. Les étudiants sont habitués à ce type de retard car c'est le genre de problème qui arrive aux étudiants qui prennent les transports en commun.