La fusion au coeur des Grandes Écoles ?

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Depuis quelques années, les Grandes Écoles, en particulier de commerce et d'ingénieurs, ne semblent plus jurer que par les regroupements et la fusion. meltyCampus fait le point.

Pas facile de s'y retrouver quand on doit choisir l'école dans laquelle on veut étudier. Récemment, des initiatives de regroupement ont vu le jour un peu partout en France, en particulier dans les écoles de commerce et d'ingénieurs. Par exemple, en 2009, l'Ecole supérieure de Commerce de Lille a fusionné avec le Ceram de Nice pour donner naissance à la SKEMA Business School, l'école où étudie Yannick Agnel ! Les écoles de commerce de Tours, Poitiers, Amiens, Brest et Clermont-Ferrand se sont regroupées sous le nom de France Business School tandis que celles de Marseille et Bordeaux sont devenues la Kedge Business School. Mutualisation des dépenses, plus grande visibilité à l'international, concurrence des plus grandes écoles de commerce telles que HEC ou l'ESSEC, les avantages sont nombreux en faveur de la fusion, comme le rappellent nos confrères du Nouvel Obs. Une tendance que l'on retrouve aussi du côté des écoles d'ingénieurs.

La fusion au coeur des Grandes Écoles ?

Exemple le plus frappant : l'énorme projet de l’université de Paris-Saclay (UPS) qui, à terme, regroupera Centrale, Supélec, ENS Cachan, Agro, HEC, Polytechnique, les Télécom et les universités de Paris-Sud et de Versailles. Le tout dans un campus géant à l'américaine, qui ambitionne de concurrencer sérieusement les plus grandes écoles internationales telles que Harvard, par exemple. À l'avenir, donc, un élève qui ressortira de Polytechnique ou de Centrale sera diplômé de l'UPS School of Engineering, tandis qu'un autre, étudiant la médecine à Paris-Sud par exemple, ressortira diplômé de l'UPS School of Medicine, par exemple. Des projets qui amélioreront nos places dans les divers classements internationaux ?

La fusion au coeur des Grandes Écoles ? - photo
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