Noël : Comment survivre aux questions embarrassantes du repas de Noël !

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Les fêtes de fin d'année sont des moments charnières, propices aux émotions et aux épanchements. Pour éviter que les membres de ta famille te prennent pour un punching-ball, meltyCampus te donne 10 astuces pour survivre à la perfidie de ton entourage autour de la bûche de Noël :

Les repas de Noël sont des moments conviviaux et agréables, au cours desquels tu manges beaucoup de bonnes choses que tu ne vois jamais dans ton assiette le reste de l'année. meltyCampus t'a déjà averti concernant ces 6 choses qui riquent d'arriver pendant le Réveillon, donc tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes. Tu gères très bien la situation, jusqu'à ce qu'un imbécile - que tu comptes bientôt rayer de ton arbre généalogique - se mette à te poser des questions embarrassantes, et au passage fielleuse et désagréables à souhait. Tu ne goûtes pas les questions embarrassantes, agaçantes, ennuyeuses ? Fi de l'esprit de Noël, la guerre des nerfs est déclarée. D'après une idée de Studentbeans, meltyCampus dresse la liste des 10 réponses gratinées, spéciales questions casse-pieds du Réveillon :

1- "Qu'est-ce que tu comptes faire après tes études ?"

Rien de plus agaçant que cette manie des adultes de toujours te presser pour que tu aies un "projet". Avec un développement en 200 pages, 3 parties, 3 sous-parties plus les annexes. Même Napoléon n'a pas planché aussi longtemps sur son plan de bataille à Austerlitz.Tu connais les secteurs d'avenir, tu réfléchis et tu prends ton temps, c'est tout. Si c'est encore la énième fois qu'on te pose la question, soit ils sont sourds, soit ils n'écoutent jamais la réponse. Une manière subtile de sous-entendre que tes réponses détaillées n'ont aucune valeur à leurs yeux. Ces personnes ne sont pas tes amies. Elles attendent que tu leur dises ce qu'elles veulent entendre et c'est tout. Mais c'est ta vie, pas la leur. N'hésite pas à lâcher "Exactement le contraire de ce que toi, tu as toujours fait."

2- "Pourquoi es-tu toujours célibataire ?"

Tu es coincé entre ceux qui s'avisent de jouer les entremetteurs, parce que tu as quand même atteint l'âge canonique de 22 ans, et ceux qui s'obstinent à croire que tu es gay. Ils le sous-entendent d'ailleurs de manière répétée, avec une subtilité inversement proportionnelle à la quantité d'alcool qu'ils ont ingérée. Dans un cas comme dans un autre - et indépendamment de ton orientation sexuelle réelle - c'est très agaçant. Comme pour ces 10 choses dont les étudiantes ne devraient pas avoir à s'excuser, tu n'as de comptes à rendre concernant ta situation amoureuse, car ce n'est pas vraiment quelque chose qui se planifie des années à l'avance. Tu n'es pas l'une des filles Bennett dans Orgueil et Préjugés. Lâche-toi avec un "Eh bien, j'étais inscrit(e) sur Tinder, mais il y avait cette description de la bonne fellation avec le schéma explicatif... Du coup j'ai laissé tomber".

3- "Qu'est-ce que tu as fait de ta vie depuis Noël dernier ?"

Il y a une limite très nette entre les questions bienveillantes et l'intrusion grossière dans ta vie privée, et elle a été allègrement franchie dès la première huître gobée. Okay, la fin de l'année c'est l'époque des bilans. Mais personne ne t'avait jamais parlé d'un examen de "réussite dans la vie" pour passer dans la classe supérieure ! Il y a quelqu'un ici qui se prend pour maître Yoda, mais en beaucoup plus vieux, plus ridé et surtout en beaucoup plus con. N'hésite pas à sortir le sabre laser de la réplique cinglante : "Rien qui soit uniquement destiné à obtenir ton approbation."

4- "Tu n'aurais pas pris du poids ?"

Celle-là, c'est une perle d'or émaillée de pierres précieuses. Outre le banal côté "de quoi je me mêle ?", c'est excessivement mal-élevé. Non, tu n'as pas grossi, ne regarde pas frénétiquement ta silhouette dans un miroir. Et si tu es complexé par tes rondeurs, rappelle-toi cet étudiant ancien gros du cours de sport devenu star du basket universitaire. Rien n'est définitif, l'important c'est d'être en bonne santé et bien dans ses baskets. La personne qui te pose cette question fait mine de s'intéresser à ta santé, mais en réalité elle s'en moque. Elle cherche juste quelqu'un à martyriser, persuadée de pouvoir le faire en toute impunité parce que "vous n'allez pas vous disputer, c'est Noël !" Elle aura mérité cette punch line : "Tu ne m'aurais pas pris la tête ?"

5- "Et ta recherche d'emploi, ça donne quelque chose ?"

La trêve de Noël est visiblement une notion dépassée. Non, tu ne passes pas tes journées à glander. Tu as passé des heures à éplucher les annonces et à envoyer des candidatures. Tu as fait le tour des salons professionnels et semé derrière toi les CV et les cartes de visite, comme le Petit Poucet ses cailloux. Evidemment, avec ton peu d'expérience professionnelle, il ne fallait pas s'attendre à ce que les recruteurs te supplient de venir travailler pour eux. Mais tu t'accroches. Tu as même envisagé le top 10 des métiers les plus bizarres. D'ailleurs, tu as eu des entretiens d'embauche et quelques pistes encore ça et là. Rien de suffisament concret néanmoins pour briller dans les dîner de famille. Surtout ne t'excuse pas, ne te justifie pas. Prends un petit four et persifle "Pas mal, j'ai 8 abonnés sur ma chaîne Youtube, maintenant".

6- "Tu devrais y aller mollo sur l'alcool, pour une fois"

Alors là, c'est grave. Cette abrutie de tatie Jeannine vient de te traiter d'alcoolo devant toute la famille, tout ça parce que c'est ta deuxième flûte. Tu connais les danger de l'alcool et tu maîtrises ta gueule de bois en public, merci. En plus, tu sais parfaitement que c'est uniquement pour emmerder ta mère, que tatie Jeannine n'a jamais pu encadrer. D'ailleurs, ta génitrice vient de virer cramoisie à l'autre bout de la table. Un teint qui te rappelle vaguement la couleur du manteau du Père Noël, au moins ta mère est dans l'ambiance. C'est le moment de voler à son secours avec ceci : "L'alcool est un bon anesthésiant. Il m'aide à supporter les interactions familiales épineuses".

7- "Pourquoi tu n'es plus amie avec Sophie ? C'est une fille charmante !"

Ici, même principe de que toutes les questions ayant trait à ta vie amoureuse et à ton statut - supposé ou non - d'éternel célibataire. D'ailleurs tu sais queêtre célibataire à la fac, c'est cool. Tes querelles ou tout simplement ton indifférence la plus totale à l'égard de ladite Sophie ne regardent que toi. Mais il existe un moyen radical de décourager les questions de cet acabit. Il n'y a pas à hésiter, tu dois trancher dans le vif. Fais-le avec tact, subtilité et raffinement "Cette pétasse raconte partout que j'ai couché avec Sébastien. Mais c'est n'importe quoi, c'est juste un peu de tripotage pendant une soirée"

8- "Qu'est-ce que tu vas faire avec ton diplôme ?"

Les gens sont incroyables. Tout le monde insiste depuis que tu es entré(e) à l'école - c'est-à-dire approximativement la première année de garderie - sur l'importance des compétences sanctionnées par un beau diplôme. Tu sais que la deuxième chance est délicate à saisir pour ceux qui n'ont pas pu (ou pas voulu) décrocher le sésame. Et en même temps, les rattrapages, ça sert bien à regagner des points. Jeune diplômé ou en passe de l'être, tu connais les débouchés de ta filière. Mais tu sais aussi que la vie prend parfois des tournures inattendues, et tu veux prendre le temps de réfléchir avant de produire un plan de carrière en béton pour les 20 prochaines années (et tout simplement la question t'emmerde). Cette phrase est pour toi : "Je vais poster la photo sur Instagram, comme ça je suis sûr(e) de décrocher un maximum de likes !"

9- "Tu pourrais réparer bénévolement mon ordinateur ?"

Ça marche aussi lorsqu'on te demande de faire du baby-sitting gratuitement pour la Saint Sylvestre. Mais tant que tu ne fais pas dans le bénévolat volontaire, tout service rendu mérite salaire. Pour le baby baby-sitting aussi, nom d'un chien, tu dois te faire payer ! Tout cela au nom de la solidarité familiale, parce que "il n'est pas question d'argent entre nous, c'est la famille !" Ah ouais ? Ne te fais pas avoir par cette tentative d'escroquerie. Chez meltyCampus, nous n'aimons pas les proches qui se souviennent des liens du sang uniquement quand ils ont besoin de quelque chose (gratuitement). Voilà de quoi répondre aux harpagons : "Ça dépend, tu participes aux frais de mon permis de conduire ? J'ai mis un tronc sous le sapin, pour célébrer la solidarité familiale."

10- "Alors, le premier de la classe, tu fais une grande école ?"

Exceptions faites de médecine et fac de droit, l'université française n'a pas vraiment la réputation de former l'élite du pays. Dans la tête des gens au moins, parce que dans la réalité, il y a aussi des anciens élèves d'écoles d'ingénieurs au chômage. Tu n'as pas non plus choisi de faire un doctorat en "sociologie de la Serbo-Croatie médiévale", donc ce petit regard de pitié est tout à fait déplacé. Tu fait partie de ces 27% d'élèves qui bouclent leur licence en 3 ans, donc personne n'a rien à dire sur ton parcours scolaire. Pas de pitié pour les préjugés sociaux stupides (oui, c'est trash, mais il faut y aller !) : "J'ai entendu dire qu'ils sodomisaient les petits génies pendant les séances de bizutage. Mes fesses sont mieux sur les bancs de la fac."