NKM veut un examen d'entrée à la fac, et plus de frais d'inscription !

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Alors que la fac accueille cette année 65 000 étudiants en plus, Nathalie Kosciusko-Morizet souhaite une augmentation du prix et une sélection à l'entrée.

En cette rentrée 2015, la fac intéresse beaucoup les politiciens français. L'université souffre de son succès conjugué à un manque de moyen. Cette année, 65 000 nouveaux étudiants ont rejoint les bancs de la fac. Malheureusement, aucune infrastructure supplémentaire n'a été prévue pour les accueillir. À part pousser les murs ou s'asseoir sur les genoux du voisin, les étudiants n'ont pas beaucoup d'alternatives. Nous vous parlions sur meltyCampus de ce Tumblr lancé par deux syndicats étudiants "Ma salle de cours va craquer". Il faut agir, mais par où commencer ? Nathalie Kosciusko-Morizet a sa petite idée. L'ancienne ministre de l'Écologie a publié une tribune dans les colonnes du Monde, intitulée "Libérons l’Université française de ses tabous". Le ton est plutôt dramatique. "Après la ponction arbitraire de 100 millions d’euros sur le fonds de roulement des universités les mieux gérées, voilà venir la surpopulation universitaire" écrit NKM.

NKM veut un examen d'entrée à la fac, et plus de frais d'inscription !

En politique, il n'y a pas de cadeau qui tienne. NKM critique d'abord le parti au pouvoir. "La réponse du gouvernement n’est, comme d’habitude, ni structurelle, ni stratégique, ni pragmatique" dit-elle. La députée de l'Essone souhaite "sortir d’un système soviétique qui conduit notre université à créer ses propres entraves." Pour redorer le blason de la fac, NKM propose d'augmenter les frais d'inscription en les modulant sur le niveau de revenus. Il faudrait aussi un quota obligatoire de boursiers, 25% des effectifs selon elle. NKM souhaiterait aussi donner plus de liberté aux présidents d'université. Cela reviendrait à enterrer la loi Fiorasso, mais la députée ne craint pas ce combat. Vouloir empêcher la sélection des étudiants est "hypocrite" assure-t-elle. Un examen d'entrée permettrait de limiter l'échec, dit-elle. Seuls 26,5% des étudiants obtiennent actuellement leur licence en trois ans. Face à cette tribune, le secrétaire d’Etat chargé de l’Enseignement supérieur Thierry Mandon rétorque "zéro idée nouvelle. En plus, c'est mal documenté." Selon lui, il y aurait déjà 35% de boursiers à la fac. Que pensez-vous de ces propositions ?

Source : Le Monde