Netflix ou comment rater son année universitaire !

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L'arrivée de Netflix en France signe-t-elle la fin de la réussite universitaire pour bon nombre d'étudiants ? meltyCampus est allé à la rencontre de ces jeunes qui attendaient avec impatience l'arrivée du service de VOD...

La nouvelle a fait grand bruit hier : Netflix (expliqué ici en 5 points), le service de VOD américain qui se vante de compter 50 millions d'abonnés à travers le monde, vient enfin d'arriver en France. Cela faisait des mois que bon nombre d'étudiants attendaient avec impatience ce mastodonte de la VOD, qui propose des abonnements allant de 7,99 euros par mois à 11,99 euros par mois, en fonction de votre nombre d'écrans. Pourtant, depuis hier, la déception est grande chez beaucoup d'étudiants. Pour s'implanter sur le marché français, Netflix a du faire avec la loi française, qui autorise les médias à exploiter un film 36 mois (3 ans !) après sa sortie en salles. Résultat : bon nombre de nouveautés ne sont pas disponibles sur la version française du service, contrairement à la version américaine, plus fournie. Autre déception : les séries. Si certaines "stars" de Netflix sont bien disponibles, comme Orange is the new black (produite par Netflix lui-même), de grands absents sont à noter comme Game of Thrones, Mad Men ou, plus surprenant, House of Cards, pourtant produite par Netflix également. Les droits de diffusion de ces séries ayant déjà été achetés par d'autres chaînes et services de VOD, Netflix FR se retrouve amputé d'une bonne partie du catalogue américain.

La déception est donc grande chez beaucoup d'étudiants, comme Mathias, 24 ans, qui prépare sa thèse en Cinéma : "J'attends Netflix avec tant d'impatience que lorsque j'ai vu le catalogue rachitique qui est proposé, j'ai pas pu m'empêcher d'être hyper déçu. Au final, les services de VOD qui existaient déjà n'ont pas à rougir face à lui" explique-t-il. Déception partagée par Tatjana, 22 ans, étudiante en droit, qui nuance cependant : "Son arrivée a au moins le mérite de placer au grand jour les béances du droit français en matière de droits. La législation française n'est pas adaptée aux usages des consommateurs, et j'imagine qu'elle va devoir s'adapter...".

Loïc, 19 ans, étudiant en BTS Informatique, a pourtant déjà pris son abonnement. Confiant, il nous explique que "les premiers mois vont peut-être être décevant, mais je suis sûr que le catalogue va s'enrichir très vite". Une chose est sûre, le premier mois d'essai gratuit devrait quand même inciter les sceptiques à tester le service. Ainsi, Lorène, 21 ans, qui "attend encore un peu", mais se dit "prête à essayer Netflix, au moins quelques temps. Après tout, il n'y a pas de raison que la France soit la seule déçue par son service !". Le mot de la fin ?