#MaSalleDeCoursVaCraquer, le Tumblr qui dénonce la surpopulation à la fac !

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Pour dénoncer les amphithéâtres surchargés, les syndicats étudiants ont lancé le Tumblr #MaSalleDeCoursVaCraquer.

Cette année, les amphis de fac sont bondés pour la rentrée universitaire. Selon les chiffres officiels, 65 000 nouveaux étudiants sont arrivés sur les bancs de la fac en 2015. Toute cette jeunesse se retrouve à suivre les cours dans des amphithéâtres trop petits pour supporter une telle affluence. Vous connaissez peut-être déjà le phénomène. Dans certaines facs, il faut se lever tôt pour être sûr de bénéficier d'un siège. À Paris VIII, certains étudiants de L1 doivent même suivre les cours debout. D'autres à Paris III Sorbonne-Nouvelle s'entassent jusque dans les petites salles de TD pour les cours généraux. À Nantes, à Metz et à Montpellier, les étudiants surnuméraires se résignent à suivre le cours assis dans les escaliers. Pour dénoncer cette situation en image, les principaux syndicats étudiants, l'UNEF et l'UNL, ont lancé le Tumblr Ma salle de cours va craquer. Ils protestent contre "des conditions d'études au rabais" et revendiquent "des moyens pour étudier". Leur initiative s'est propagée sur les réseaux sociaux, notamment Twitter.

Les photos du Tumblr ont déclenché des réflexes d'agoraphobie à la rédaction de meltyCampus. S'il n'y a que 26,5% des étudiants qui obtiennent leur licence en trois ans, leurs conditions d'études y sont sûrement pour quelque chose. Certains twittos relativisent le constat avec un peu d'humour noir. Il est vrai qu'au cours du semestre, les amphis sont appelés à s'éclaircir. Tant mieux pour ceux qui restent, il faut bien respirer de temps en temps quand on prend des notes. Mais quel gâchis pour ceux qui abandonnent ! Les étudiants souffrent à la fois du manque de structures d'accueil à la fac, et pour certains d'un défaut d'orientation.

Le gouvernement a pourtant de grands projets pour la fac. François Hollande veut amener 60% des jeunes à un niveau universitaire. La déclaration d'intention est agréable à entendre, mais elle ne résout pas le problème de la place. À moins que les restrictions budgétaires ne soient levées et une politique de grands travaux entreprise dans les plus brefs délais. "La réalité, ce sont des amphis surchargés et des élèves qui se retrouvent carrément mis à la porte des amphithéâtres" a déclaré William Martinet, président de l'UNEF. Un mouvement sera organisé mi-octobre. En attendant, les étudiants devront continuer à pousser les murs. Avez-vous cours dans un amphi surchargé ?

Source : Twitter