Maroc : Le pédophile espagnol gracié travaillait à l'université

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Avant d'être condamné en 2011 à trente ans de prison pour viol sur mineurs, il a été stagiaire à l'université de Murcie (Sud-Est de l'Espagne) entre 1996 et 2002. meltyCampus vous en parle.

Finalement il restera en prison. Dimanche, Mohammed VI a annulé la grâce dont devait bénéficier Daniel Galvan, condamné en 2011 à trente ans de prison pour des viols sur onze mineurs. Depuis l'annonce de son hypothétique libération, la personnalité et le passé de cet individu ont été passés au crible et on en apprend chaque jour davantage. Ainsi, l'AFP nous apprend que le pédophile espagnol a travaillé, d'abord comme stagiaire, puis sous contrat au Département des Relations Internationales, à l'université de Murcie. Jose Antonio Cobacho, recteur de l'université, a déclaré qu'après avoir appris la nouvelle de la libération, il avait consulté la fiche de l'espagnol qui mentionnait simplement "sa grande connaissance des langues". Il a ajouté qu'il n'avait jamais eu à se plaindre de son employé, la preuve en étant qu'un contrat fut proposé à celui-ci au terme de son stage. El Mundo indique, sans citer ses sources, que Galvan s'était installé au Maroc en 2005, à Kenitra et avait raconté autour de lui être un professeur d'université à la retraite.

Maroc : Le pédophile espagnol gracié travaillait à l'université - photo
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Toujours d'après le quotidien, le tribunal qui l'a condamné a établi qu'il avait "profité des problèmes d'argent des familles du voisinage" pour abuser de leurs enfants. Sa libération avait été annoncée avec celle de 48 autres prisonniers espagnols dans le cadre d'une grâce royale découlant des excellentes relations entre le roi du Maroc, Mohamed VI, et celui d'Espagne, Juan Carlos. Mais devant la vague de contestations qu'a déclenché dans tout le pays cette décision, le roi marocain a dû reculer, sans doute inquiet dans le contexte maghrébin actuel de voir son peuple dans la rue.