Luka Rocco Magnotta : Le dépeceur de Montréal : Il aurait entendu des voix avant de dépecer son ex !

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L'étudiant meurtrier est suivi en prison par une psychiatre, Marie-Frédérique Allard, qui a témoigné à son procès. Selon elle, il est schizophrène et psychotique. meltyCampus vous explique son point de vue.

On vous avait parlé de Luka Rocco Magnotta, l'étudiant monstrueux qui avait coupé son ex en morceaux avant de les envoyer au siège de différents partis politiques de Montréal. Il s'est expliqué sur ce meurtre auprès de sa psychiatre qui estime qu'il n'est pas responsable de ses actes, même si la justice pense que si. Magnotta avait en fait rencontré Jun Lin, sa victime, en postant une annonce sur Craigslist pour trouver un partenaire sexuel. Avant ça, il avait envoyé un e-mail prédisant la mort d'un homme au London Sun, selon lui pour faire peur à un journaliste, Alex West, qui l'avait interviewé à propos des vidéos de lui torturant des chatons qu'il avait postées. Il a affirmé que les services secrets le traquaient et que Jun Lin était un espion chinois. Le docteur Allard a expliqué qu'il était en plein délire paranoïaque au moment des faits. "Quelque chose m'a forcé à le faire (...) Ça m'a donné cette force bizarre", lui a-t-il dit. Il plaide non-coupable en raison d'aliénation mentale, précise 98,5 Fm. C'est après avoir eu des relations sexuelles avec la victime que Magnotta aurait commencé à entendre des voix lui disant de le "couper" et de le "redonner au gouvernement".

Cette vidéo est un docu-fiction produit par la chaîne de télé 13e Rue. Attention : il est déconseillé au moins de 16 ans.

Il a déclaré que Jun Lin l'avait attaché sur le ventre et qu'il allait trop vite, lui faisait mal et lui a donné des petits coups sur la tête, alors qu'il lui disait d'arrêter. C'est, a-t-il déclaré à la psychiatre, pour faire taire ces voix qu'il a ensuite posté ses vidéos dans lesquelles il s'adressait à ses "fans" (il avait plusieurs sites à sa gloire et une ribambelle de comptes pour poster des commentaires élogieux sur lui-même). Magnotta a insisté sur le fait qu'il n'aurait pas planifié le meurtre, contrairement à ce qu'affirme l'accusation. Selon le témoignage de la psychiatre, il était très mal en parlant du meutre, avait le front "perlé de sueur" et souffrait d'une "amnésie consécutive" au traumatisme lié à son acte. Il a admis que la rumeur qu'il avait lancée comme quoi il était le petit ami de la tueuse Karla Homolka était son invention, et il ne croit plus être espionné par le gouvernement. En revanche, il pense toujours que c'était le cas par le passé. Pour le docteur Allard, sa paranoïa a commencé après qu'il a reçu le diagnostic de schizophrénie, maladie qu'il a cachée car son père en souffrait également. On attend le verdict du juge. A propos du documentaire-fiction sur sa vie, on pourrait le mettre dans le top 10 des films à regarder pour ta soirée entre potes de Halloween !

Source : 985fm.ca