Les étudiants sévèrement touchés par la procrastination !

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C'est un running gag qui finit vite par ne plus être drôle : on a peu de cours par semaine, notre job étudiant nous fatigue, et les devoirs à rendre, et on a bien le temps... Et boum, c'est les partiels et il faut réviser un semestre de cours en trois jours. meltyCampus vous parle de ce fléau des temps modernes : la procrastination.

La procrastination, pour bien replacer les choses, c'est la tendance à repousser les tâches pénibles au lendemain. Tous les jours. Jusqu'à ce qu'on ne puisse plus y échapper. Oh, allez, tout le monde voit très personnellement de quoi on parle, sauf toi au fond, qui possède le gène de l'organisation sans faille qu'on rêverait tous d'avoir. On te voit : arrête donc de sourire d'un air satisfait. Non mais. En fait, 50% des étudiants seraient touchés par une forme de procrastination "sévère" - celle qui pousse à commencer chaque devoir la veille de la date limite de rendu, à 23h, et qui finit par faire rater des matières, nous apprend Le Monde Campus. Brigitte Prot, psychopédagogue, pointe du doigt les nouvelles technologies et la culture du "zapping" et de l'immédiat. Difficile de se concentrer sur une tâche longue et fastidieuse tout en recevant dix messages Facebook et cinq SMS. On vous donnait les 4 erreurs à éviter pour les révisions : les écrans en font partie !

Les étudiants sévèrement touchés par la procrastination !

Du coup, certains, comme Charlie Stigler, ont cherché à soigner le mal par le mal. Le logiciel qu'il a développé, Self Control, permet de bloquer une liste de sites (au hasard : Youtube) qui ne sont plus accessibles pendant le temps programmé, même si on supprime le logiciel ou qu'on redémarre l'ordi. Inefficace, selon Bruno Koeltz, psychothérapeute spécialiste de la procrastination, qu'il attribue à un manque de confiance en soi. En plus, il paraît que les réseaux sociaux nous rendent malheureux. Il explique que "on a peur de ne pas être à la hauteur." Même son de cloche du côté de Jean-Philippe Lachaux, directeur de recherche à l'INSERM : "Les logiciels bloqueurs, c'est le même principe que cacher le pot de confiture. Ca ne remplace pas un travail de long terme sur la raison de la distraction et du manque de concentration". Et puis, on trouve toujours quelque chose d'autre à faire que notre travail : BD, rangement... La solution ? Pour Bruno Koeltz, de la discipline et un environnement favorable à la concentration. Mais ça, on s'en doutait un peu...

Source : campus.lemonde.fr