Les études ne sont pas assez chères : c'est l'avis de Louis

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Alors que l’ensemble des étudiants du monde Anglo-Saxon paye le prix fort ses études, les français payent toujours leurs études 118€ à peine par an. L’exception française est-elle justifiée ?

Comme tous les mauvais élèves, la France persiste à blâmer ses piètres résultats aux classements universitaires mondiaux sur la partialité de ceux-ci. Il est en effet plus facile de traiter le médecin de charlatan, plutôt que d’accepter son impuissance à éduquer sa propre jeunesse. Ajouter à cela l’absence de volonté politique de réformer en profondeur l’enseignement supérieur, et vous obtenez notre bonne vieille université française. Incapable d’équilibrer ses comptes, de proposer le moindre service en ligne où un enseignement de qualité dans l’immense majorité des cas, nos écoles supérieures, libres de toute concurrence entre elles, ne sont que spectatrice de leurs propres échecs. Elles ont beau recevoir une véritable manne financière de l’Etat, celle-ci semble ne servir qu’à mettre en place des portails informatiques toujours plus déficients.

Les études ne sont pas assez chères : c'est l'avis de Louis

Dès lors, peut-être faudrait-il envisager de mettre en compétition filières et écoles entre elles. Pour cela cessons cette gratuité totale de l’enseignement en université et en classes préparatoires. Tout jeune à bien entendu droit à l’éducation, mais celle-ci est un investissement qu’il fait afin d’obtenir un meilleur emploi et donc un meilleur salaire. Dès lors, pourquoi ne pas mettre en place des emprunts à taux fixe que l’étudiant prendrait auprès de l’Etat, et non d’une banque comme aux Etats-Unis. L’étudiant, passé ses études, et ayant des revenus fixes, commencerait à rembourser l’Etat. Cet emprunt pourrait également être effectué de sorte que le diplômé, s’il perdait son emploi, cesserait momentanément de payer ses mensualités.

Les études ne sont pas assez chères : c'est l'avis de Louis

Un système simple qui permettrait à l’Etat de ne pas perdre plus de 10000€ par an et par étudiant dans des cursus souvent abandonnés. En effet, le taux d’échec et d’abandons en universités, si certains l’imputent au travail étudiant, serait bien amoindri si les étudiants s’engageaient réellement à les terminer. L'Etat pourrait dégager des fonds pour améliorer les aides et les bourses destinées dès lors à l'amélioration de la vie étudiante. De plus, les cursus, libérés de la gratuité, pourraient enfin être tarifés à leur juste valeur : celle de la qualité de leur débouchés. Pas de panique donc pour les étudiants de lettres modernes et autres histoires de l’art qui devraient voir le coût de leur formation diminuer… En revanche les ingénieurs et commerciaux, très demandés, y compris dans les pays en développement, devraient enfin payer à l’Etat leur formation à sa juste valeur.

Les études ne sont pas assez chères : c'est l'avis de Louis

Les universités pourraient alors dégager des fonds pour rendre leurs formations compétitives, et de meilleure qualité. Ils pourraient même financer des cours de langues qui sait ! Dernière suggestion d’économies pour les universités : le travail des professeurs. Les professeurs d’université travaillant neuf heures par semaines pourraient bien faire l’effort, rémunéré, d’en travailler davantage, lorsque l’on sait la surcharge actuelle des classes. Allez camarades professeurs, trois heures de plus par semaine, c’est 25% de classes en plus, et, mathématiquement, un tiers d’élèves en moins par classe. Ce serait si beau !

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