Les confréries étudiantes sont-elles ridicules ?

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Dans le monde étudiant, certains choisissent d'appartenir à des groupes précis, constitués autour de centres d'intérêts communs. Plus connues aux Etats-Unis qu'en France, les confréries étudiantes font rêver… ou pas !

Qui n'a pas rêvé en regardant les innombrables films American Pie et leurs fêtes déjantées ? Pour beaucoup, les confréries sont synonymes de soirées et d'amusement. Il faut dire que souvent, l'exemple américain est le premier qui vient à l'esprit. Entre le cliché de la sororité de jeunes filles riches, blondes, toujours tirées à quatre épingles et celui des garçons sportifs, musclés et séducteurs, les confréries américaines sont devenues de véritables mythes. La plupart d'entre elles sont reconnaissables à leur nom, formé de lettres grecques : Delta Kappa, Phi Beta Kappa…

Les confréries étudiantes sont-elles ridicules ?

Faire partie d'une sororité ou d'une confrérie est souvent un honneur, un signe distinctif des autres élèves du campus. Mais y entrer relève souvent de l'exploit. Les fameux bizutages, de plus en plus sévèrement réprimés en France, permettent d'intégrer une confrérie. Les épreuves qui composent cet examen d'entrée sont très variables, allant d'un simple déguisement à des bains glacés en tenue d’Ève ou d'Adam et à des heures improbables. Aux Etats-Unis, où la législation sur le sujet est beaucoup plus souple, les bizutages sont considérés comme un passage obligé lorsqu'on intègre une nouvelle école ou que l'on souhaite faire partie d'un groupe. Mais pourquoi les étudiants sont-ils prêts à subir toutes ces épreuves ? Qu'apportent les fraternités étudiantes ?

La première réponse qui vient à l'esprit est : "des amis". Il est vrai que l'on rentre rarement seul dans une confrérie : soit on y entre avec ses amis, soit on connait quelqu'un qui en fait déjà partie. Une fois dans le groupe, il est plus facile de rencontrer d'autres personnes, qui partagent en théorie les mêmes centres d'intérêts. Mais sur le long terme, les fraternités permettent surtout de construire un réseau, amical dans un premier temps puis professionnel. Car certaines confréries vont jusqu'à offrir une inscription à vie. En France, les confréries sont beaucoup moins connues. Les Faluchards, dont meltyCampus vous parlait il y a peu, sont sans doute les plus célèbres et pourtant rares sont ceux qui pourront vous en parler avec assurance. Le réseau qu'elles apportent est donc plus restreint, plus limité. Beaucoup plus discrètes que leurs consœurs américaines, il est donc plus rare que faire partie de l'une d'entre elles vous ouvre des portes.

Les confréries, par leur côté élitiste, sont donc souvent associées à un certain snobisme. De plus, le bizutage d'entrée "obligatoire" déplaît de plus en plus aux autorités et à certains étudiants. Il en va de même pour leurs soirées, qui souvent finissent pour certains au poste de police. De même que pour les soirées des étudiants de médecine, l'alcool coule souvent à flot et les substances illicites circulent presque librement. Selon l'avis de certains étudiants, ces confréries sont surtout un prétexte pour faire la fête, se montrer, et se donner une importance. Alors ridicule les confréries ? Non, pas lorsqu'il s'agit de véritables confréries qui par la suite favorisent la construction d'un réseau. En revanche, vouloir entrer dans une confrérie juste pour le prestige, et pour dire qu'on en fait partie, oui, cela s'approche du ridicule…

Les confréries étudiantes sont-elles ridicules ? - photo
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