Le virus Ebola sème la panique dans les facs américaines

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Le principe de précaution est plus que jamais appliqué dans les universités américaines face au virus Ebola. Alors qu’un étudiant était sur le même vol qu’une infirmière de Dallas, touchée par le virus, les universités se méfient fortement de la propagation d’Ebola.

L’étudiant en contact avec l’infirmière malade a été placé en résidence privée, même s’il ne présente aucun symptôme et fait l’objet de tests médicaux réguliers. Dans l’Ohio, toutes les personnes en contact avec cette infirmière malade ont été sommées de rester en dehors du campus durant 21 jours. Il en va de même pour une employée d’une université de Louisiane qui avait contribué à la formation de policiers libériens, on lui a interdit d’approcher le campus durant 3 semaines. Ces cas illustrent bien la peur qui s’empare des campus américains, les conduisant à toutes les extravagances sous couvert du principe de précaution.

Le virus Ebola sème la panique dans les facs américaines

Autre symptôme de cette terreur grandissante, l’université Syracuse a annulé l’intervention d’un photographe de renom, lauréat du prix Pulitzer. Michel de Cille était parti 3 semaines en Afrique et bien qu’il ne présente aucun symptôme de la maladie, l’université a préféré prendre toutes les précautions. Outre la paranoïa, des rumeurs s’emparent des campus. C’est le cas du Southwestern College en Californie, où on a prétendu qu’un de leurs étudiants était en quarantaine. Sur son compte Twitter, l’université a démenti l’information. D’autres rumeurs quant à la transmission du virus par "contact aéroporté" ont circulé via un compte Twitter usurpant celui de l’université. Pour contrer cette psychose, le centre pour le contrôle et la prévention des maladies a précisé que si un étudiant en contact avec un ressortissant ouest-Africain contaminé ne présentait pas de symptôme après 21 jours, il n’avait pas contracté Ebola.

Source : http://www.huffingtonpost.com/