Le tatouage de cette étudiante, atteinte de dépression, fait le tour du Net

Ecrit par

Cette étudiante se fait un tatouage pour montrer son combat contre sa dépression. En postant sa photo sur Facebook, elle ne se doutait pas qu'elle ferait le tour du Web et émouvrait des milliers de personnes.

Il est des maladies visibles de tous, et d'autres qui ne sont détectables qu'après une recherche approfondie. Et la dépression est de celle-là. Elle est tout aussi douloureuse qu'une jambe pétée. Les raisons d'un tel mal sont multiples : mauvaise estime de soi, pression dans le milieu professionnel ou personnel. Et cette maladie, invisible au premier abord, est fortement répandue chez les étudiants. En effet, nombreux sont ceux qui ne supportent plus la pression du quotidien, entre les notes, la vision des autres, les jobs étudiants, les stages, les examens, etc. Bekah Miles, une étudiante américaine, est elle aussi atteinte de cette maladie mentale. Pour combattre son mal, elle a décidé de se tatouer la jambe gauche avec un message particulier. Vu de l'extérieur, le texte lance "I'm Fine" ("Je vais bien"). Mais du point de vue de Bekah, les lettres forment une autre phrase : "Save Me" ("Sauvez-moi"). C'est sûr que c'est autre chose que ce tatouage qui sert d'éthylotest, inventé par deux étudiantes. Mais il n'en n'est pas moins utile.

Une fois le travail achevé, elle poste un cliché sur Facebook, le tout accompagné d'un long texte, message émouvant sur son quotidien avec sa dépression. "C'est l'une des choses les plus difficiles à confier car c'est extrêmement dur pour moi de me sentir vulnérable" peut-on ainsi lire. Mais ce à quoi elle ne s'attendait pas, c'est à la viralité du Net. En effet, son post s'est diffusé comme une trainée de poudre avec plus de 320 000 partages. Plus de 400 000 personnes ont liké sa publication, et la jeune femme a reçu une marée de messages de soutiens et de commentaires ultra-positifs. Depuis, Bekah enchaîne les interviews pour parler de son expérience et essayer de faire changer les mentalités vis-à-vis de cette maladie. Elle encourage tous les malades à en parler autour d'eux. Cette histoire prouve une fois de plus le pouvoir des tatoos. Il est sûr que Bekah ne va pas utiliser cette crème pour effacer les tatouages créée par un étudiant canadien. Que pensez-vous de cette initiative ?