Les toilettes en festival : Un problème pour les étudiants !

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File d'attente interminable, absence de confort, odeurs... Les toilettes deviennent vite le cauchemar des festivaliers. meltyCampus lève le voile :

Avec l'été, la saison des festivals de musique est arrivée. Les étudiants viennent pour la musique, la culture et les rencontres. Mais très vite, ils se préoccupent de logistique. Comment venir, quoi manger, où dormir... et comment satisfaire ses besoins naturels. Une question qui peut vite tourner au cauchemar pour les 5 étudiants que tu verras en festival. "Parfois, tu fais la queue quinze ans pour arriver dans des toilettes chimiques. Tu n’as pas de verrou, t’es obligée de tenir la porte d’une main, de te déshabiller de l’autre, et tu tiens ton téléphone allumé dans ta bouche pour la lumière. C’est l’enfer" raconte Matéa, festivalière de 23 ans qui préfère les toilettes sèches. D'après Libération, les organisateurs ont le choix entre toilettes raccordées au tout-à-l’égout, toilettes autonomes dites "chimiques" et toilettes sèches. Ce sont souvent des blocks mobiles disposés à des endroits stratégiques. Les toilettes raccordées au tout-à-l'égout coûtent plus cher. La solution "chimique" est souvent privilégiée, au grand damne d'étudiants comme Matéa. En l'absence de lumière et de confort, il peut toujours arriver un accident désagréable. Caroline, festivalière de 24 ans, se souvient "d'une année à Rock en Seine où il y avait des toilettes sur pilotis, à quelque chose comme trois mètres de haut. Tu faisais la queue dans des escaliers pour arriver au-dessus d’une grande fosse cachée par une palissade. Régulièrement, des gens faisaient tomber leur téléphone dedans, et tu entendais des grands cris."

Faut-il jouer la carte écolo, et privilégier les toilettes sèches ? C'est le choix logique de We Love Green, festival de musique pop qui se déroule fin mai à Paris. La manifestation promeut le développement durable. "On a été en toilettes sèches dès le départ pour des questions pratiques et éthiques. Au parc de Bagatelle, on n’a pas accès aux toilettes du musée, et on n’a pas d’évacuation d’eau" indique Marie Sabot, la directrice du festival. Chez meltyCampus, nous aimons l'idée de pouvoir s'amuser sans dégrader l'environnement... sauf que ce n'est pas si simple. Les toilettes sèches posent des questions de compostage, d'hygiène et... de sous. La maintenance coûte plus cher. "L’entretien et la sensibilisation sont facturés entre 25 et 40 euros de l’heure" déclare Yvain Brochot, cofondateur de la coopérative Gink’oop. Cette société loue des toilettes sèches à We Love Green et Weather, festival de musique électronique en région parisienne. Son responsable Cédric Le Goff l'affirme : "Il ne faut pas que ce soit un moment de souffrance pour le festivalier. L'accueil, c'est le nerf de la guerre." Sans oublier que parfois, les festivaliers ne sont ni très sobres, ni très bien élevés. "Tu évites les angles droits, les zones dans le noir et les barrières linéaires trop longues. Après, il ne faut pas se voiler la face, à 4 heures du matin, le mec, il s’en fout. Il sort sa b*** et il pisse !" souligne Cédric Le Goff. Un peu de prévention ne fait pas de mal. C'est pour cela qu'au festival Solidays, vous trouverez une Harpic team d'une soixantaine de personnes. Elles sont chargées d'orienter et d'informer les visiteurs sur l'usage des sanitaires. Bon festival !

Source : Libération