Le meurtrier présumé avoue avoir démembré un étudiant tunisien

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Le 2 septembre dernier, des passants avaient retrouvé des morceaux de membres d'un étudiant tunisien dans des sacs poubelle à Villepinte (93). Le coupable avoue aujourd'hui son crime.

"Il a dit qu'il a tué Afif Chebil, qu'il l'a découpé avec une scie à disque. Pour le moment et jusqu'à maintenant, il n'a pas dit pourquoi [...] mais il est toujours interrogé". C'est par ces mots que le porte-parole du ministère de l'Intérieur, Mohamed Ali Aroui a annoncé l'avancée de l'enquête. Les proches de la victime avaient dès le début accusé un homme qui habitait dans le même village qu'eux à l'est de la Tunisie à M'saken. Après avoir suivi cette première piste, les policiers avaient découvert des empreintes discriminant une nouvelle fois cet homme dont le nom reste encore inconnu. Selon le Huffington Post, il aura fallu attendre vendredi dernier pour que les policiers réussissent à arrêter le présumé coupable qui tentait de fuir en Tunisie. Serait-ce une manière d'avouer son crime ou un simple moyen d'éviter la justice, ce dernier a tenté de se suicider au moment de son arrestation "en sautant d'une falaise" a affirmé une source. L'homme n'a toujours pas avoué les raisons de son crime mais une source a affirmé qu'il pourrait s'agir d'un différend financier ou d'un drame passionnel. Pour meltyCampus, cette affaire semble faire écho avec celle de l'étudiant qui avait tué son père et caché les parties de son corps dans une boîte, il y a quelques mois.

Le meurtrier présumé avoue avoir démembré un étudiant tunisien - photo
Le meurtrier présumé avoue avoir démembré un étudiant tunisien - photo

La victime, Afif Chebil allait fêter ses vingt ans le mois prochain et arrivé en France le 27 août dernier, il suivait des cours de mathématiques et d'informatique à l'université Paris VII Diderot. Personne n'aurait pu présager un tel drame et par ce meurtre, l'étudiant tunisien qui est décrit comme "sage" et "instruit" a bouleversé tout le pays. De nombreuses pages Facebook ont été créés pour rendre hommage à Afif et soutenir sa famille. Alors que le coupable vient d'avouer son crime, les habitants n'attendent qu'une chose : connaître la raison de son geste. Comme pour la mort de Michael Brown qui a mis en colère les habitants de Ferguson, les Tunisiens comme les Français ne comptent pas rester silencieux tant que l'affaire n'aura pas été résolue. Alors que de nombreuses marches blanches vont être mises en place dans les jours à venir (une première a eu lieu vendredi dernier), l'oncle de la victime tient à ce que le coupable "soit jugé en Tunisie".

Source : Huffington Post