Le classement des meilleures facs du monde révélé, 4 universités françaises présentes !

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Bonne nouvelle en cette rentrée 2014 : 4 universités françaises figurent au classement des meilleures du monde. Faut-il cependant s'en réjouir tant que ça ?

Mardi dernier, les résultats 2013-2014 des QS World University Ranking, un des classements des meilleures universités du monde, a été publié. Quatre universités françaises figurent au classement des 200 premières places sur 863 : l'Ecole Normale Supérieure de Paris (24e), L'Ecole Polytechnique (35e), l'université Pierre et Marie Curie (115e) et l'Ecole Polytechnique de Lyon (179e). Pourtant, les universités françaises ne sont dans l'ensemble pas très bien classées par les différents palmarès les plus réputés. Ainsi, le classement du Times ne place que trois de nos facs dans son top 100 et celui de Shanghai, 21 dans son top 500. Une performance qui ne reflète pas la réputation de ces établissements à l'intérieur du pays, où l'Ecole Polytechnique de Paris représente par exemple l'équivalent du Saint Graal pour les étudiants des classes préparatoires scientifiques. A contrario, les Etats-Unis raflent comme d'habitude la majorité des premières places, avec 16 facs américaines dans le top 20 du classement de Shanghai, Harvard étant toujours au top des universités mondiales. Les quatre autres sont britanniques. La faute à l'anglais, la "langue internationale" du XXIe siècle ? Pas vraiment.

Le classement des meilleures facs du monde révélé, 4 universités françaises présentes !

Ces différents classements, à l'aide de divers critères comme le nombre de professeurs ayant obtenu des récompenses prestigieuses (prix Nobel, médaille Fields) ou le nombre de publications rédigées par les enseignants-chercheurs , privilégient largement la réputation des écoles et des facs en termes de recherche qu'en termes de qualité de l'enseignement. C'est ce que déplore Alain Beretz, président de la Ligue européenne des universités intensives en recherche et de l'université de Strasbourg. Il juge que "ces palmarès sont ineptes" et fondés sur "des données peu fiables". Le système universitaire français souffre aussi de sa dualité: les grandes écoles, très bonnes pour ce qui est de la qualité des formations données, sont peu développées au niveau de la recherche. Celle-ci est plutôt menée par des organismes distincts des universités comme l'institut Pasteur ou le CNRS (centre national de recherche scientifique). La crise des enseignants-chercheurs due au manque de budget y est peut-être pour quelque chose. Pour pallier ce "handicap du classement", les facs françaises les plus prestigieuses prévoient d'opérer des fusions importantes, comme le projet de l'université de Sarclay qui engloberait celle d'Orsay, Polytechnique, Centrale-Supélec, HEC et l'ENS Cachan.