Le bizutage en discussion dans toute l'Europe

Ecrit par

Le bizutage fait chaque année extrêmement parler de lui. De par ses pratiques limites voire dangereuses, le bizutage est de plus en plus mal perçu. Aujourd'hui, le Portugal envisage, comme la France auparavant, de l'interdire. Zoom sur la question avec meltyCampus.

Souvenez-vous, la semaine dernière nous vous parlions de ce bizutage au Portugal qui avait débouché sur un terrible drame, la perte de 6 étudiants, noyés non loin de la plage de la Meco. Visiblement cette triste affaire a conduit différents syndicats étudiants ainsi que le Bloc de gauche à agir en tentant de faire adopter une loi anti-bizutage. Ainsi un texte de loi a été présenté devant le parlement. Si le parti politique demande l'ouverture d'une enquête nationale sur le bizutage, les syndicats étudiants quant à eux se sont accordés pour demander la création dans les universités d'un bureau d'intégration de nouveaux étudiants. Une manière pour eux de veiller au bon déroulement des sessions d'initiation. Si en 2011, la majorité de droite avait déjà rejeté une proposition du Bloc de gauche, ce dernier a bon espoir de voir sa requête aboutir.

Le bizutage en discussion dans toute l'Europe

Le site Myeurop.info nous indique qu'au Royaume-Uni, les syndicats étudiants appellent eux aussi à l'interdiction généralisée des rituels d'initiation. Cependant, leurs revendications risquent d'être plus difficiles à mettre en place puisqu'au pays du Prince William (dont vous pouvez voir les photos de classe ici), les bizutages et autres rituels d'initiation sont exclusivement gérés par les universités directement. Attendant généralement trop tard pour agir, les universités anglo-saxonnes ne sont visiblement pas prêtes à changer leur fusil d'épaule. Contrairement à la France, où depuis 1988, le bizutage est un délit "puni de six mois emprisonnement et de 7500 euros d'amende, et ce, que la victime soit consentante ou non". À noter que malgré cette interdiction, certaines écoles continuent de pratiquer la tradition quitte à faire l'objet de plaintes. Chaque année, près d'une dizaine de plaintes conduisent à des condamnations des établissements concernés.

Source : http://fr.myeurop.info