La santé étudiante, une qualité de vie qui diminue

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Comme chaque année la SMEREP réalise une étude dans le but de connaitre les évolutions ou non de la santé des étudiants, afin d’adapter les messages de prévention et d’action. meltyCampus décrypte pour vous leur nouvelle étude.

Cette enquête met en lumière les problèmes de la vie quotidienne des étudiants, comme leur état général de santé, leur univers médical, leur perception de soi, leur sommeil, leur nutrition, leurs addictions, et leur automédication en Île-de-France, mais aussi dans le reste du pays. Cette année, de nouveaux thèmes ont vu le jour, comme la violence qui prend une place de plus en plus importante dans la vie quotidienne. D'après l'étude, la majorité des étudiants, c'est à dire 87%, estiment être en bonne ou en excellente santé, mais le sondage a montré chez ces derniers une fragilité psychologique toujours présente. Presque un tiers des étudiants affiliés à la SMEREP ont tendance à s’isoler lorsqu’ils se sentent déborder par le quotidien. Une partie des sondés (27%) admet ne pas pouvoir aller consulter un médecin pour des raisons financières, et la plupart (77%) préfère attendre que ça passe. D’autres choisissent l’automédication (65%) ou demande conseil à un de leurs proches (59%). Comme nous pouvons nous en douter, 90% des étudiants dorment moins de huit heures par nuit, et près d’un sondé sur cinq avoue dormir moins de 6 heures. meltyCampus vous avez révélé que le manque de sommeil était pareil que l'abus d'alcool.

La santé étudiante, une qualité de vie qui diminue

Du côté de l’hygiène, nous ne pouvons pas dire qu’elle soit parfaite, car le trois quart des jeunes boivent, un tiers sont des fumeurs et presque 50% des étudiants en Île-de-France sautent des repas au moins une fois par semaine. Pour ce qui concerne la sexualité, là aussi on a pas mal de progrès à faire et il semblerait qu’on ne soit pas les seuls, étant donné qu'au collège du Midwest 1 étudiant sur 6 a déjà couché en conduisant. On aurait pu penser qu’avec deux tiers des étudiants qui n’utilisent pas systématiquement de préservatifs, il y aurait beaucoup de sondés qui se feraient dépister, mais c’est tout le contraire ! Une personne sur trois ne fait jamais de test pour les maladies sexuellement transmissibles. Cette étude de la SMEREP a mis en lumière cette année, la violence que subissent les étudiants au quotidien. Pratiquement un étudiant sur deux a été témoin ou victime de violences, sans prise de produits psychoactifs. Ces victimes se confient pour le deux tiers à leur proche, mais très peu à des personnes ou des services dédiés à ce genre de problème.