La Roumanie, le nouvel eldorado des étudiants français ?

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Après la Belgique, la Roumanie ? Beaucoup d'étudiants français partent en effet à l'Est pour contrer le numerus clausus trop contraignant des études de médecine. Une fuite qui ne plait pas beaucoup aux médecins français...

Il y a plusieurs jours, nous faisions part du témoignage de Kim, 23 ans, fraîchement diplômée d'ergothérapie en Belgique. Kim est française, et comme beaucoup d'étudiants, elle a décidé de quitter l'Hexagone et ses concours trop contraignants pour tenter sa chance à l'étranger. Mais si la Belgique a été prise d'assaut par les étudiants français au point que cette immigration est devenue une question nationale là-bas, la Roumanie devient elle aussi, très prisée. Plus particulièrement par les étudiants en médecine, qui fuient la France et sa PACES au petit numerus clausus. "Je n’arrivais pas à me résoudre à ne pas faire médecine. J’ai découvert un jour par hasard sur Internet que je pouvais faire mes études en Roumanie. Je me suis donc décidé" explique Laurent à nos confrères du Généraliste. Depuis l'entrée de la Roumanie dans l’Union européenne en 2007 et l’uniformisation des diplômes universitaires, le phénomène ne cesse de croître.

La Roumanie, le nouvel eldorado des étudiants français ? - photo
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Pourtant, on ne rentre pas comme on veut dans une université roumaine. Pour les étudiants étrangers, l'admission se fait sur dossier, et moyennant des frais d'inscription qui peuvent grimper jusqu'à 5000 euros l'année. Toutefois, une fois entré dans l'université, pas de concours. Et la pratique se fait dès la première année ! "J’ai fait un stage cet été dans un hôpital en chirurgie et le professeur qui a été mon tuteur m’a proposé à l’issue de mon stage de l’assister, ce qui serait impossible en France, pour une chirurgie hiatale" raconte Erwan. Mais cette aisance rend méfiant. Les médecins français voient en effet d'un mauvais oeil ces étudiants partis se former à l'étranger, moyennant une somme très importante. "Après mes études, je pense aller aux États-Unis parce qu’en France on m’a bien fait comprendre qu’on ne voulait pas de moi. On nous regarde de travers parce que nous faisons nos études en Roumanie. J’ai réussi à trouver mes stages en Guadeloupe parce que j’avais des contacts là-bas, mais, sinon, en France métropolitaine, c’est très difficile" déclare Laurent. Ces étudiants sont-ils condamnés à exercer à l'étranger ?