La rentrée 2015 est-elle plus ou moins chère que l'année dernière pour les étudiants ?

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Le coût de la rentrée est-il plus élevé ou en baisse par rapport à 2014 ? Tout dépend quel syndicat étudiant s'exprime et surtout sur quels sont leurs critères de calcul, comme en témoigne les sorties de l'UNEF et de la FAGE. meltyCampus fait le point.

Il y a quelques jours, le syndicat étudiant l'UNEF communiquait en effet une sombre nouvelle avec sa dernière étude, dénonçant la baisse du pouvoir d'achat des étudiants. Mais voilà qu'un autre syndicat, la FAGE, se basant sur un autre système de calcul, assure que la rentrée va coûter en moyenne moins cher de -6,80%, soit 2335,45 €. Cette somme représente les dépenses mensuelles de frais de la vie courante, soit en moyenne 1107,84 € (+0,29%), ainsi que les dépenses spécifiques à la rentrée, qui s'élèvent à 1227,61 € (-12,39%). De son côté, l'Unef a intégré dans son cacul des dépenses courantes comme le logement et les transports, ces derniers pouvant aller du simple au triple selon les villes. A Toulouse, les étudiants peuvent par exemple se déplacer pour 8€33 par mois, quand les transports en Ile-de-France atteignent 27€83 par mois.

Vous vous en doutiez bien, s'il existe pleins de bonnes raisons de venir étudier à Paris, le coût de la vie étudiante n'en fait pas partie, puisqu'il est tout simplement le plus élevé de France. La baisse du prix de la rentrée, qui profite quand même aussi aux Franciliens, s'explique selon la FAGE par la loi ALUR qui encadre notamment les frais d'agence. En revanche, la Fédération des Associations Générales Etudiantes pointe du doigt le creusement des inégalités et la stagnation du coût de la vie. Certaines grandes écoles, comme l'Edhec (augmentation de +46% des frais d'inscription depuis 2011) ou l'EM Lyon ont augmenté leur frais d'inscription. Sans surprise, les étudiants des classes populaires sont les premiers à devoir travailler à côté de leurs études dans des emplois « sans lien avec leur domaine de formation, et dépassant souvent le mi-temps ». Que penses-tu de la situation des étudiants en France ?